Affaire MAM : Aubry en appelle à Sarkozy

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avec agences , modifié à
Plusieurs voix se sont élevées mercredi pour réclamer la démission de Michèle Alliot-Marie.

Un scandale de plus, le scandale de trop. Après les révélations du Canard Enchaîné dans son édition de mercredi, et les confidences faites sur Europe 1 par Bernard Marie, le père de Michèle Alliot-Marie, la ministre des Affaires étrangères est plus que jamais sur la sellette, même si elle a encore le soutien de l’exécutif. C’est d’ailleurs vers le chef de l’Etat que l’opposition s’est tournée pour passer à l’action.

Martine Aubry en a directement appelé à Nicolas Sarkozy, l’enjoignant à "reprendre la hauteur de (sa) mission" pour le reste du quinquennat et à "demander à (ses) ministres de respecter et défendre la République". La Première secrétaire du Parti socialiste a insisté en demandant des "sanctions" car les Français en ont assez de ces pratiques", et ils ne peuvent accepter "d'être mis tous dans le même paquet".

"Une affaire d’Etat" pour le PS

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, a évoqué pour sa part "une affaire d’Etat". "Si Mme Alliot-Marie et M. Ollier (son compagnon, qui était du voyage, ndlr) avaient le sens de l'Etat et de l'intérêt de la France, eux-mêmes s'expliqueraient sur la totalité de ce qui les met en cause, ils démissionneraient", a déclaré le député-maire de Nantes.

Pour Laurent Fabius, l'accumulation des révélations commence "à faire trop". "Je pense tout simplement à l'image de la France, à la force de notre diplomatie et là, ça commence à faire beaucoup", a-t-il indiqué. L'ancien Premier ministre a toutefois refusé d'appeler directement à la démission de la ministre des Affaires étrangères.

"Répéter des mensonges n'en font pas des vérités", a répliqué Michèle Alliot-Marie, malmenée lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale mercredi après-midi. Mais qui a réussi à maintenir le cap.