Les streamers Naruto et Safine, partenaires de Jean Pormanove, décédé après avoir été victime de divers actes de violence diffusés en direct, ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte en 2024. Ils seront jugés à partir du 6 juillet par le tribunal correctionnel de Nice.
Ils étaient les partenaires de Raphaël Graven, connu sous le pseudo Jean Pormanove, décédé en août dernier après 12 jours de direct le montrant violenté et humilié sur la plateforme Kick. Les deux streamers Owen Cenazandotti, alias Naruto, et Safine Hamadi, alias Safine, ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte en 2024, a annoncé ce mardi le parquet de Nice. Ils seront jugés par le tribunal correctionnel de Nice à partir du 6 juillet.
Une enquête préliminaire ouverte fin 2024
Le procureur Damien Martinelli précise qu'ils ont été convoqués par la police judiciaire de Nice pour les chefs notamment de violences en réunion sans ITT, violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans, abus de faiblesse, provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap, de l'orientation sexuelle, enregistrement et diffusion d'images de violences.
"Ces mesures constituent des reprises de garde à vue dans le cadre de l'enquête préliminaire initiée en décembre 2024", précise un communiqué du magistrat. Le parquet a demandé un placement sous contrôle judiciaire des deux influenceurs niçois et le versement d'une caution.
Les deux hommes seront jugés pour des violences infligées à Jean Pormanove ainsi qu'à l'encontre d'une seconde victime, Stéphane G., ou encore d'un mineur "jeté sur Raphaël Graven dans le cadre d'un combat de catch".
Des "mises en scène" pour "faire le buzz"
La justice avait ouvert une enquête après la mise en lumière de vidéos montrant Jean Pormanove se faire insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball, en direct sur sa chaîne suivie par près de 200.000 personnes.
Placés en garde à vue en janvier 2025, les deux streamers avaient été relâchés sans charges en assurant qu'il s'agissait de "mises en scène visant à faire le buzz pour gagner de l'argent", d'après le procureur de Nice.
Raphaël Graven est mort le 18 août, après un long direct le montrant, ainsi qu'un autre homme, violenté et humilié. L'autopsie a cependant conclu que le décès n'était pas dû à l'intervention d'un tiers.