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Procès en appel des assistants du FN : pour Marine Le Pen, un horizon 2027 toujours incertain

[Alain JOCARD / AFP]

Dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national, le parquet général a requis contre Marine Le Pen une peine de cinq ans d’inéligibilité et quatre ans de prison (dont un an ferme), ainsi qu’une amende de 100 000 euros. Ces réquisitions, légèrement moins sévères qu’en première instance, ne clarifient toutefois pas son avenir présidentiel pour 2027.

Après près de six heures de réquisitoire, les avocats généraux ont demandé une peine d’un an de prison ferme au lieu de deux en première instance et décidé de ne pas imposer l’exécution provisoire de l’inéligibilité. 

Sur le papier, il s’agit d’un geste du parquet général. Dans les faits, cela ne change quasiment rien pour Marine Le Pen. Si la cour d’appel confirme les cinq ans d’inéligibilité, la sanction s’appliquera, même sans exécution provisoire.

Marine Le Pen ne compte pas sur le pourvoi en cassation

Seule issue possible : un pourvoi en cassation, que la Cour de cassation s’est engagée à trancher avant la fin de l’année 2026, soit bien avant la présidentielle d’avril 2027

Marine Le Pen le sait et a déjà indiqué qu’elle ne comptait pas sur un pourvoi pour rester dans la course. 

La décision de la cour d’appel, attendue cet été, sera donc déterminante. Si l’inéligibilité est ramenée à deux ans maximum, sa candidature reste possible. En revanche, si la peine est confirmée ou alourdie, son horizon présidentiel se refermera définitivement.