Marine Le Pen joue son avenir devant la cour d'appel de Paris. Près de trois semaines après le début du procès, un temps fort est attendu ce mardi avec les réquisitions de l'avocate générale dans l'affaire des assistants des eurodéputés du RN. Que sait-on de l'état d'esprit de la triple candidate à la présidentielle ?
Le procès des assistants des eurodéputés du RN entre dans une phase décisive. Ce mardi, place aux réquisitions de l'avocate générale. Dans son entourage, on dit de Marine Le Pen qu'elle est combative. "Elle a le mental d'une gagnante", confie un député.
Sa défense a évolué par rapport au procès en première instance, sur le fond, une légère inflexion. Marine Le Pen parle désormais de négligence, mais sans intention. Elle dit n'avoir jamais donné de directives, ni voulu mettre en place un système.
Ne pas donner le sentiment de faire pression sur la justice
Une évolution aussi sur la forme avec peu de mots, aucune déclaration aux médias. Silence à l'entrée et à la sortie du palais de justice. Une attitude sobre et maîtrisée. L'objectif était de ne pas braquer la cour et de ne pas donner le sentiment de faire pression sur la justice.
Au Rassemblement national, il y a des motifs d'espoir. Sur le plan procédural, il y a moins de contrats litigieux retenus qu'en première instance. De quoi espérer une peine allégée. Mais le chemin reste étroit. Pour rester candidate à la présidentielle de 2027 : au maximum deux ans d'inéligibilité, en tenant compte du temps déjà purgé et de la prison avec sursis.
Car en cas de condamnation à une peine de prison ferme aménagée, faire campagne avec un bracelet électronique serait très compliqué. Ce mardi soir, Marine Le Pen connaîtra donc la peine requise. Un indicateur déjà important pour savoir si la justice lui laisse encore une route vers 2027.
Quoi qu’il arrive, elle se veut combative et l’a rappelé aux journalistes. C’est ici, le jour du délibéré, dans quelques mois, qu’elle saura si elle est candidate à la présidentielle, pas avant.