Gérard Miller, le médiatique psychanalyste mis en examen pour des faits de viols et d'agressions sexuelles, a été autorisé à quitter le territoire français pour des vacances en Italie, malgré son contrôle judiciaire et un avis défavorable du parquet.
Gérard Miller, le médiatique psychanalyste mis en examen pour des faits de viols et d'agressions sexuelles, a été autorisé à quitter le territoire français pour des vacances en Italie, malgré son contrôle judiciaire et un avis défavorable du parquet.
Le célèbre psychanalyste, mis en examen en octobre dernier dans six affaires de viols et d'agressions sexuelles, dont quatre concernant des mineures, a été autorisé à partir en vacances en Italie alors qu'il était sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire français.
En octobre dernier, seulement 25 jours après sa mise en examen, le juge a levé temporairement l'interdiction de sortie du territoire du psychanalyste. Il a ainsi pu se rendre cinq jours à Venise, en Italie, avec sa famille.
Un avis défavorable du parquet
Cette autorisation a été accordée malgré l'avis défavorable du parquet, d'autant que Gérard Miller n'avait pas encore versé l'intégralité de sa caution, dont le montant avait été fixé à 65 000 euros.
Pour justifier sa décision, le magistrat a notamment évoqué la présomption d'innocence de Gérard Miller, mais aussi l'absence de risque de fuite et ses garanties de représentation, alors même que l'ex-psychanalyste était, et est encore, poursuivi pour des crimes et délits sexuels.
Pour comparer, Patrick Bruel, lui, est pour le moment mis en examen dans quatre dossiers. Une levée partielle de son contrôle judiciaire pendant l'instruction n'est donc pas impossible.