Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel, curé de Saint-Étienne-du-Rouvray, était assassiné dans sa paroisse par deux terroristes lors d'une prise d'otage. Un paroissien de 86 ans avait également été grièvement blessé. Le drame, survenu deux semaines après l'attentat de Nice, avait suscité une profonde émotion.
Dix ans après les faits, l'émotion est toujours vive. Le 26 juillet 2016, le père Hamel était assassiné dans l'église Saint-Étienne-du-Rouvray lors d'un attentat islamiste. Une commémoration aura lieu ce week-end pour ne jamais oublier ce qu'il s'est passé ce jour-là.
"J'ai eu à prendre connaissance de l'ineffable, de l'insoutenable"
Il est environ 9h30, ce 26 juillet 2016, à l'heure de la messe matinale, deux djihadistes pénètrent dans l'église Saint-Étienne-du-Rouvray. Armés de couteaux, ils prennent en otage cinq personnes qui se trouvent à l'intérieur, dont le père Jacques Hamel.
Le prêtre de 86 ans est mis à genoux puis égorgé. La police, entre-temps, est prévenue par une religieuse qui a réussi à échapper à la vigilance des terroristes. Une heure plus tard, les deux hommes sortent de l'église et se ruent vers les forces de l'ordre qui les abattent.
Dans la ville, l'émotion est vive, à commencer par celle du maire, Hubert Wulfranc : "Un acte de barbarie brute a emporté notre prêtre. J'ai eu à prendre connaissance de l'ineffable, de l'insoutenable. L'insoutenable dont j'ai dit à Monsieur le président de la République qu'il était impérativement nécessaire qu'il ne se reproduise plus".
L'enquête montrera que les deux djihadistes de 19 ans avaient prêté allégeance à Daesh. Ils avaient notamment pris des vidéos juste avant de passer à l'acte. Une attaque qui avait été revendiquée par l'État islamique.