Le maire de Nice, Éric Ciotti, souhaite instaurer une levée des couleurs avec la "Marseillaise" à l'école. Une initiative contestée par le gouvernement, par la voix du ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray.
Édouard Geffray voit rouge. Lever le drapeau tricolore et chanter la Marseillaise, comme souhaite le mettre en place Éric Ciotti dans les écoles primaires de Nice, il n'en est pas question pour le ministre de l'Éducation nationale. "Dans 'Éducation nationale', il y a le mot 'nationale'. Ça veut dire que le cadre est fixé par le ministre de l'Éducation nationale", souligne Édouard Geffray.
Le maire UDR de Nice avait annoncé, vendredi, que "dès cette rentrée et jusqu'aux vacances de la Toussaint", un mât tricolore serait installé, et qu'une levée de couleurs soit assurée "au moins chaque semaine" dans les cours de 89 écoles primaires.
Éric Ciotti avait saisi le recteur
"Il n'appartient pas au maire de décider de ce qui se passe pédagogiquement dans une école", appuie le ministre. "Et donc, il n'appartient pas au maire, en l'occurrence, de décider d'une quelconque levée des couleurs qui se ferait en présence de tous les élèves, ni une fois par semaine, une fois par mois, une fois par jour... Ce n'est pas le sujet", conclut-il.
Éric Ciotti avait pourtant saisi le recteur pour travailler "dans la concertation avec les chefs d'établissement, avec les personnels de la mairie, avec les parents, pour qu'il y ait au moins chaque semaine une levée des couleurs dans chaque école avec 'La Marseillaise'".
Les bâtiments appartiennent en effet à la mairie. Reste à savoir si le ministre de l'Éducation empêchera concrètement la levée du drapeau français. Cette initiative locale met ainsi le gouvernement dans une situation, pour le moins, ubuesque.