Emmanuel Macron promet le financement de 7 nouveaux centres de soins dédiés aux enfants violentés par leur famille et confiés à l'aide sociale à l'enfance. Le budget de la Sécurité sociale comprendra une enveloppe de 38 millions d’euros.
Un "modèle qui fonctionne". Emmanuel Macron a annoncé mardi que la Sécurité sociale financera en 2027 l'ouverture de sept nouveaux centres de soins dédiés aux enfants violentés par leur famille et confiés à l'aide sociale à l'enfance, sur le modèle d'Asterya, pionnier à Paris.
Première structure du genre en France, le centre Asterya, adossé à l'hôpital Necker (APHP) et installé dans une école du 12e arrondissement, propose des bilans puis une prise en charge pluridisciplinaire de long cours (pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens...), à des enfants violentés, victimes de violences sexuelles, physiques et psychologiques.
un budget de 38 millions d'euros
Le budget de la Sécurité sociale comprendra un budget de 38 millions d'euros pour "sécuriser" l'ouverture de sept centres portés par l'association Im'pactes, a dit le président de la République aux équipes du centre Asterya, qu'il visitait mardi avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist, la haute-commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry et le maire de Paris Emmanuel Grégoire.
Ce budget permettra de "prendre en charge les dépenses d'investissement", le fonctionnement quotidien étant financé par l'Assurance maladie au titre des soins en hôpital de jour, qui inclut des soins somatiques et psychologiques, a précisé l'Elysée.
Sept centres ouvriront notamment à Bordeaux (où la construction a déjà débuté), Lille, Strasbourg, ou La Réunion.
"Le modèle fonctionne"
En l'absence de soins, ces enfants "risquent de perdre 20 ans d'espérance de vie. Ils présentent des traumas complexes pédiatriques très sévères et des maladies somatiques (...) : diabète, maladies de peau, respiratoires et puis à l'âge adulte, des maladies cardiovasculaires, des risques d'AVC bien plus importants", a expliqué à la presse Céline Gréco, présidente d'Im'pactes à l'origine du projet et médecin à l'hôpital Necker.
L'association "apporte tout ce qui n'est pas pris en charge par la sécurité sociale, la médiation animale, le coaching sportif, l'activité physique adaptée, l'art thérapie, les psychologues pour les jeunes majeurs", a-t-elle précisé.
Depuis l'ouverture mi-novembre, Asterya a déjà accueilli entre ses murs pastel environ 800 enfants, venus principalement de Paris et d'Ile-de-France. Près de la moitié ont moins de 10 ans.
Certains, en "parcours intensif" (troubles graves du neurodéveloppement, psycho-traumas sévères...) viennent chaque semaine et ne pourraient "absolument pas être pris en charge en ville", selon Mme Gréco. Un suivi intensif de 24 à 36 mois peut permettre de "guérir les symptômes".
"Le modèle fonctionne" et ce budget de la Sécu permettra de le répliquer, s'est réjoui Emmanuel Macron, saluant "le travail" des équipes.