Cible d'un cambriolage qui avait fait grand bruit, la galerie d'Apollon du musée du Louvre rouvrira au public ce mercredi. Une galerie qui sera privée de vitrines ou de bijoux exposés. La ministre de la Culture, Catherine Pégard, sera présente.
La galerie d'Apollon du musée du Louvre, lieu du spectaculaire vol de bijoux en octobre 2025, va rouvrir au public mercredi, mais sans vitrines, ni bijoux exposés, a-t-on appris lundi auprès d'une source proche du dossier.
La galerie va "ouvrir mercredi", a déclaré à l'AFP cette source, confirmant une information du Parisien. Le ministère de la Culture a précisé de son côté à l'AFP que la ministre Catherine Pégard serait présente à la réouverture.
Les huit joyaux de la Couronne de France toujours introuvables
Dans une interview donnée au Parisien, le président du musée, Christophe Leribault, a indiqué que les "collections et objets précieux" exposés dans cette salle, fermée depuis le vol, avaient été retirés.
Cette galerie a vocation à retrouver sa fonction originale du XVIIe siècle, celle d'une "galerie d'apparat", a précisé la source proche du dossier. Le 19 octobre 2025, un commando était entré dans cette galerie à l'aide d'un camion-nacelle et y avait dérobé en plein jour huit joyaux de la Couronne de France, toujours introuvables, pour un butin estimé à 88 millions d'euros.
Pour les bijoux qui n'ont pas été dérobés, "on va créer une salle sécurisée, une chambre forte, sans fenêtres, à un autre endroit du musée", a ajouté M. Leribault. "Ce sont de très gros travaux à mener, mais il faut trouver l'endroit idéal. Et le financement".
Le cambriolage du Louvre avait soulevé une onde de choc mondiale et mis au jour d'importantes failles de sécurité dans le musée le plus visité au monde, qui accueille chaque année quelque 9 millions de visiteurs.
Ce vol a aussi déclenché une crise à l'intérieur du Louvre, débouchant sur le remplacement de sa présidente Laurence des Cars par Christophe Leribault. Les questions de sûreté au Louvre ont été "reléguées au second plan" ces dernières années, avait dénoncé mi-mai une commission parlementaire sur la sécurisation des musées en France.