A un an de la fin du mandat d'Emmanuel Macron, un réajustement gouvernemental a été présenté ce jeudi soir. Au programme : des changements à la marge, avec l'arrivée de Sabrina Agresti-Roubache, et surtout celle de Catherine Pégard, qui prend la suite de Rachida Dati au ministère de la Culture.
C'est un remaniement qui ressemble plus à un réajustement qu'autre chose. A un an de la fin du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron, le gouvernement de Sébastien Lecornu change légèrement de forme.
Sabrina Agresti-Roubache devient ministre déléguée de l’Enseignement et de la formation professionnelle, Maud Bregeon hérite, elle, du ministère de l’Énergie, tout en conservant le porte-parolat du gouvernement. Mais la principale nomination est celle de Catherine Pégard au ministère de la Culture, en remplacement de Rachida Dati.
Relation privilégiée avec le chef de l'État
À 71 ans, cette ancienne journaliste politique passe de l'ombre à la lumière. Passée par le Quotidien de Paris puis le magazine Le Point, elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2007, puis dirige pendant 12 ans le château de Versailles jusqu’en 2024, date à laquelle elle devient conseillère Culture d’Emmanuel Macron.
Comme présidente de Versailles, elle multiplie les opérations de mécénat pour entretenir le château, à la faveur d’un carnet d’adresse particulièrement fourni. C’est aussi là qu’elle noue une relation privilégiée avec le chef de l’État et son épouse.
Du pain sur la planche
Catherine Pegard devient donc la troisième locataire de la rue de Valois depuis le second quinquennat d’Emmanuel Macron. Son action sera limitée dans le temps : à peine plus d’un an jusqu’à la prochaine élection présidentielle, et sans censure du gouvernement Lecornu.
Mais cette contrainte de temps est de taille, alors que les dossiers qui l’attendent sont nombreux : la gestion du Louvre, dont l’image est largement écornée depuis le vol des bijoux de la Couronne en octobre dernier, mais aussi le financement global des musées et monuments, amené à diminuer, ou encore l’épineux dossier de la réforme de l’audiovisuel public.