Neuf mois après le braquage du Louvre et les arrestations de quatre personnes, les suspects tentent le tout pour le tout. Malgré les preuves des enquêteurs, deux cambrioleurs jurent que les autorités n'ont pas arrêté les bons suspects.
Toujours aucune trace des bijoux volés. Le 19 octobre dernier, quatre cambrioleurs forçaient une fenêtre du musée pour s'emparer des Joyaux de la Couronne. Des bijoux à la valeur inestimable que les enquêteurs recherchent toujours.
Depuis, quatre suspects ont été mis en examen mais seulement deux reconnaissent les faits. Il s'agit du duo qui s'est introduit dans la galerie. Tous les deux racontent avoir été recrutés par un un certain "Jo", un gitan, selon leurs déclarations. Un homme originaire des Balkans, aujourd'hui introuvable.
Ils assurent que cet homme se trouvait dans le camion nacelle le jour du cambriolage. En revanche, ils affirment que les deux autres mis en examen n'étaient pas présents ce jour-là.
Des éléments probants à la disposition des enquêteurs
Sauf que, pour les enquêteurs, il n'y a aucun doute : les quatre personnes interpellées ont bien été repérées sur les lieux du casse. Le duo qui s'est introduit dans la galerie et deux autres hommes, restés dans le véhicule.
En revanche pas de trace du fameux "JO". Alors pourquoi affirment-ils cela ? Est-ce couvrir les deux suspects, l'un ancien braqueur et l'autre ex-proxénète, qui nient encore les faits ? Autant de questions qui se posent du côté des enquêteurs.
D'autant que ces derniers disposent de plusieurs éléments qui prouvent la présence des suspects présumés actuellement incarcérés sur les lieux du casse : des conversations téléphoniques mais aussi leur ADN retrouvé dans le véhicule.
Les enquêteurs sont convaincus que les véritables têtes pensantes sont bien ces deux hommes qui, eux, restent aujourd'hui murés dans le silence.