Bien que favoris pour rallier une troisième demi-finale consécutive en Coupe du monde, les Bleus devront se méfier d'une formation marocaine qui semble mieux armée qu'il y a quatre ans. Europe 1 fait le point sur les différentes qualités des Lions de l'Atlas.
Quatre ans après leur affrontement en demi-finale de la Coupe du monde, remporté par les Bleus (2-0), Français et Marocains se retrouvent ce jeudi soir à Boston (22h00, heure française), avec pour objectif de rallier à nouveau le dernier carré.
Les hommes de Didier Deschamps devront pour ce faire répondre aux défis imposés par un adversaire bien plus qualitatif que les derniers croisés sur leur chemin. Si sa solidité défensive avait impressionné en 2022, le Maroc, désormais entraîné par Mohamed Ouahbi, a ces derniers mois ajouté plusieurs cordes à son arc.
Une grosse débauche d'énergie
Face au Brésil en ouverture, c'est d'abord par sa capacité à presser son adversaire qu'il s'est signalé. La Seleçao, comme les Pays-Bas en 16es (les deux adversaires les plus réputés affrontés par les Lions de l'Atlas jusqu'ici), ont pu constater l'énergie déployée par les champions d'Afrique pour récupérer rapidement le ballon.
Bien qu'elle dégage moins de garanties derrière qu'au Qatar, à l'image d'une première période laborieuse face au Canada, cette équipe comporte des individualités très mobiles, que cela soit pour dézoner ou se projeter en contre-attaque.
Preuve d'une plus grande appétence pour l'offensive, les Marocains ont déjà inscrit 10 buts en 5 rencontres, contre 6 en 7 matches lors de l'édition qatarie.
Différent du Paraguay
Parmi les individualités à surveiller, outre Azzedine Ounahi, double buteur en 8es de finale ou Brahim Diaz, héros malheureux de la finale de la dernière CAN, les milieux Ayyoub Bouaddi et Neil El-Aynaoui se sont imposés comme des valeurs sûres pour l'équilibre de leur formation. Trois fois buteur depuis le début de la compétition, Ismael Saibari a, lui, démontré toutes ses qualités devant, notamment dans la profondeur. Problème, il s'est blessé à la cuisse samedi et ne devrait pas pouvoir tenir sa place face aux Bleus, tout comme Riad, en charnière centrale.
En tenant compte de tous ces éléments, difficile d'imaginer une physionomie similaire à celle du match face au Paraguay, ou même du précédent duel franco-marocain, entre deux équipes joueuses et conscientes de leurs forces respectives. Une seule certitude : quatre ans après être devenue la première nation africaine présente en demies d'un Mondial, le Maroc n'a vraiment plus rien d'une surprise.