Au sujet du procès en appel du Rassemblement national ce mardi 7 juillet pour l'affaire des assistants parlementaires, Franz-Olivier Giesbert, essayiste, estime que cette situation pointe "la grande dégradation de la démocratie" pour la Grande interview Europe 1 et Cnews.
A un jour du jugement concernant Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires, qui pourrait l'empêcher d'être candidate et profondément rebattre les cartes dans la course à l'Elysée, Franz Olivier Giesbert, journaliste et écrivain, estime que ce procès et la potentielle inéligibilité de Marine le Pen contribue à "la grande dégradation de la démocratie".
"C'est une enquête qui a commencé il y a dix ans. Et il n'y avait aucune raison de la condamner à l'inéligibilité. On a pensé que c'était calculé pile-poil pour qu'elle ne puisse pas se présenter", poursuit-il.
Instrumentalisation de l'État de droit
Il l'explique par une justice qui peut s'avérer partiale. "Cela dépend d'abord de quel type de juge va travailler sur votre cas. Il y a les juges rouges, on les appelait juges rouges dans les années 70, ça fait longtemps que le syndicat de la magistrature existe. Et puis il y a les juges qui jugent en droit", détaille-t-il.
Il estime que la notion d'État de droit est instrumentalisé à des fins politiques. "Cela regroupe des choses qui n'ont pas grand chose à voir avec la justice", détaille-t-il.