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Procès en appel des assistants parlementaires du FN : quels scénarios pourraient-ils permettre à Marine Le Pen de se présenter ?

Marine Le Pen dans les couloirs du Palais de justice, le 10 février dernier. [Tom Nicholson / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a été reconnue coupable en première instance de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du Front national. Elle avait été condamnée à 4 ans de prison, dont deux ferme, 100.000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. La décision des juges pourrait l'empêcher de se présenter à l'élection présidentielle.

Marine Le Pen sera fixée sur son sort ce mardi. Après les audiences du procès en appel des assistants parlementaires du FN, le parquet a requis 4 ans de prison font un ferme et 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen, sans exécution provisoire. Si cette demande était suivie par les juges, elle ne pourrait pas être candidate à la prochaine élection présidentielle.

Mais certains scénarios pourraient lui permettre d'être candidate. 

Le pourvoi en cassation est exclu

Outre l’hypothèse de la relaxe, il faudrait que la peine d’inéligibilité prononcée soit inférieure à deux ans, car Marine Le Pen a commencé à purger cette peine dès sa condamnation en mars 2025. Après 24 mois, cela l'amènerait à avril 2027. Ce qui, sur le papier, l'autoriserait à se présenter.

Encore faudrait-il qu’elle ne soit pas placée sous bracelet électronique. Marine Le Pen a été très claire à ce sujet : elle ne fera pas campagne si elle est empêchée de tout mouvement. Seule une peine de prison incluant six mois ferme aménagés sous surveillance électronique, pourrait permettre grâce au jeu des remises de peine d’en être détaché dans le courant de l’automne.

Le chemin est étroit, d'autant qu’elle ne pourra pas compter sur un éventuel pourvoi en cassation en cas de jugement défavorable. La décision serait rendue trois ou quatre mois, au mieux, avant l’élection présidentielle.

Ce serait alors trop court pour empêcher son successeur naturel, Jordan Bardella, d'être à son tour candidat à la fonction suprême.