Jérôme, le père d'une fillette agressée sexuellement dans une école parisienne, témoigne dans "Eliot Deval et vous". Il raconte notamment comment il a été reçu par les représentants de la mairie de Paris, en charge du recrutement des animateurs du périscolaire.
Il s'est retrouvé en face de personnes "dépassées" par les événements. Jérôme (prénom d'emprunt) est le père d'une fillette agressée sexuellement dans une école du 11e arrondissement de la capitale. Il témoigne dans Eliot Deval et vous des épreuves qu'il a endurées, du moment où il a appris les faits, à l'audition de sa fille par les forces de l'ordre, en passant par sa prise de conscience du "nombre ahurissant de violences" dans l'établissement fréquenté par son enfant.
Mais Jérôme a vécu un autre moment compliqué : lorsqu'il a été voir les représentants de la mairie de Paris, qui a la charge du recrutement des animateurs du périscolaire, et qui a donc embauché la personne accusée d'avoir agressée sa fille.
"Une charte co-signée avec la CAF"
"On a été voir la mairie, les représentants de la mairie, et on se rend compte avec ma femme, qu'on a devant nous des gens qui sont complètement dépassés et complètement éloignés du terrain. On discute avec la responsable, donc la directrice des affaires scolaires. Et la première chose qu'elle nous dit, c'est que la charte de l'animateur a été co-signée avec la CAF, la Caisse d'Allocations Familiales."
Un "discours" qu'il juge "totalement irréel et lunaire". "On se dit que la dame est complètement éloignée du terrain. On lui pose plein de questions et au fur et à mesure de la discussion on se rend de plus en plus compte des défaillances du système et du fait qu'ils sont totalement dépassés."