Jean-Luc Reichmann envisage de faire évoluer sa série "Léo Matteï, Brigade des Mineurs" en abordant davantage le scandale autour du périscolaire. Invité de "Culture Médias", l’animateur et acteur explique être en discussion avec TF1 pour traiter ces sujets sensibles tout en restant fidèle à l’ADN de la fiction policière.
Du réel à la fiction. Jean-Luc Reichmann veut donner une nouvelle dimension à sa série policière Léo Matteï, Brigade des Mineurs, diffusée sur TF1. Invité de l’émission Culture Médias à l’occasion du prime Les 12 coups : la Summer Party diffusé ce mercredi soir, l’animateur et acteur a exprimé sa volonté d'aborder les scandales autour du périscolaire dans la fiction, notamment en lien avec l'actualité et plus particulièrement avec la mort de Lyahanna.
Depuis son lancement, Léo Matteï suit les enquêtes de la Brigade des mineurs et traite régulièrement de problématiques liées à l’enfance, à la famille et aux violences intrafamiliales. Mais Jean-Luc Reichmann estime que certains sujets récents mériteraient d’être davantage explorés.
Une série déjà ancrée dans les faits de société
Interrogé par Thomas Isle sur la possibilité d’aborder les dérives dans le milieu périscolaire, dans un contexte marqué par plusieurs affaires médiatisées, l’acteur explique être en discussion avec TF1 et les équipes d’écriture pour trouver le bon équilibre sans "aller trop loin, mais ne pas éviter les sujets". "Je suis en plein débat avec TF1", a-t-il affirmé. Selon lui, le défi consiste à rester fidèle au public familial de la chaîne tout en traitant des réalités sociales difficiles.
L’objectif serait d’aborder ces thèmes avec nuance, sans scènes de "violence, de meurtre ou de viols". Jean-Luc Reichmann dit vouloir que la série s’intéresse davantage au monde périscolaire, un univers qu’il juge encore insuffisamment traité à l’écran.
Il évoque des faits divers récents qui l’ont marqué et insiste sur la nécessité de "faire attention" à ces problématiques, exprimant une forte émotion face à certaines situations. "Je serai limite intransigeante, si ça arrive à quelqu'un de proche, je ne sais pas comment je peux réagir", a-t-il exprimé. Pour lui, certaines dérives doivent être mises en lumière : "il faut que ça s’arrête à un moment donné", a affirmé Jean-Luc Reichmann, soulignant la gravité de ces sujets.
La production travaillerait actuellement avec les équipes éditoriales pour définir la manière d’intégrer ces thématiques dans les prochains épisodes, sans rompre l’équilibre de la série. Le tournage d’une nouvelle saison est envisagé à Marseille entre septembre et décembre, pour une diffusion l’année suivante si les projets sont validés.
La série est aujourd’hui diffusée dans plusieurs pays, dont le Japon, et serait présente dans plus d’une cinquantaine de territoires.