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Animateur du périscolaire jugé pour agressions sexuelles : un an sous bracelet électronique requis, trop faible selon les familles de victimes

[Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Au lendemain des réquisitions dans le procès d'un animateur du périscolaire à trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique par le tribunal de Paris, Gérald Darmanin dit avoir appelé "les procureurs de la République à une très grande sévérité" et exige un réveil collectif "pour que les enfants soient entendus". Des réquisitions clémentes au regard des faits et de la peine encourue selon les avocats des familles. 

Le tribunal de Paris a requis trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique contre un agent du périscolaire jugé pour agressions sexuelles sur neuf enfants mardi 26 mai. Il avait été recruté sans BAFA à l'école Baudin dans le 11e arrondissement de Paris. Des réquisitions trop clémentes pour les familles des victimes. 

"C'est surtout le côté sans emprisonnement qui nous a tous dévastés"

C'est abasourdie que Marta quitte le tribunal. Peu auparavant à la barre, elle témoignait des symptômes de sa fille, victime de l'animateur : sa tétanie devant les toilettes, où les faits se seraient produits, mais aussi son incontinence et ses infections urinaires à répétition.

"Et moi, c'est vraiment ce que je ne veux pas justement. Devoir annoncer à mon enfant que son agresseur pourrait rester sur son canapé avec son bracelet électronique", a-t-elle déclaré. Incompréhension également pour Jérôme à l'issue des dix heures d'audience. L'ex-animateur de sa fille nie catégoriquement des faits que le parquet reconnaît tout en demandant une peine, selon lui, trop légère. 

"Parce que la dissonance entre le discours qui est porteur d'un espoir de changement de société, le discours de la procureure qui explique que la société doit se réveiller, que des enfants ont été victimes d'agressions sexuelles à l'école Baudin. Et les réquisitions, que je trouve ridicules de mon point de vue, c'est une douche froide et une terrible déception", explique ce père de famille au micro d'Europe 1. 

Ces deux familles espèrent qu'une condamnation plus sévère sera prononcée, le 7 juillet prochain, le jour du délibéré. Pour envoyer "un signal", selon Jérôme, à la société et aux pédo-criminels qui sévissent en liberté.