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La RATP veut sensibiliser aux agressions contre ses agents

130 gares et stations sur les 370 que compte le réseau RATP vont être équipées d'affiches.
130 gares et stations sur les 370 que compte le réseau RATP vont être équipées d'affiches. [Michael Nguyen / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Lundi, la RATP a annoncé le lancement d'une campagne de prévention face aux agressions contre ses agents du 6 au 12 juillet. En 2025, 1.303 agressions physiques ont été recensées et 3.129 outrages ou menaces. 

La RATP a annoncé lundi le lancement d'une campagne de prévention pour dissuader les agressions contre ses agents, en mettant en avant les sanctions encourues par les auteurs de tels actes. 

Au total, en 2025, la RATP a recensé 1.303 agressions physiques et 3.129 outrages ou menaces, ce qui a débouché sur 1.835 dépôts de plainte.

"on est confronté à une augmentation" des violences 

"Quoi qu'il vous arrive, rien ne mérite qu'on agresse une personne", a précisé lundi Jean Agulhon, directeur des ressources humaines de la Régie autonome des transports parisiens, lors d'un point presse téléphonique. 

Et pourtant "on est confronté depuis quelques années maintenant à une augmentation extrêmement sensible" des violences comportementales, verbales ou physiques, à l'encontre des agents, a-t-il souligné.

Insultes, menaces ou violences à l'encontre des agents "constituent des délits qui doivent être poursuivis et condamnés", rappelle Xavier Piechaczyk, PDG du groupe, cité dans un communiqué. 

Plus d'un tiers des gares et stations équipées

Cette campagne d'affichage, prévue du 6 au 12 juillet dans plus de 130 gares et stations sur les 370 que compte le réseau RATP, vise donc "à informer le public des sanctions potentiellement encourues face à ces agressions parce que ça peut avoir un effet dissuasif", a observé Jean Agulhon.

Déclinée autour du message "Stop aux agressions quotidiennes", la campagne s'articule autour de situations réelles, en mettant en avant des agents victimes d'agressions et la peine qui a été prononcée contre l'auteur des faits. 

Campagne d'affichage menée avec Île-de-France Mobilités

L'une des affiches montre par exemple Nathalie, conductrice, au volant de son bus, qui a été "insultée et menacée de mort" entre deux arrêts. À côté d'un pictogramme représentant le marteau de la justice, on peut lire que "cette agression a été punie de cinq mois de prison ferme".

La campagne d'affichage est menée conjointement avec Île-de-France Mobilités (IDFM), autorité organisatrice des transports dans la région francilienne.