Hier a donc eu lieu, à huis clos, devant le tribunal pour enfants de Lyon, le procès de 7 jeunes mineurs, âgés de 14 à 17 ans, accusés d'agressions violentes et de vols avec violence sur 11 victimes. Des agressions qui se sont produites durant de nombreux mois dans le quartier de Gerland, dans le 7ème arrondissement de Lyon. Parmi elles, Théo, étudiant de 19 ans, violemment tabassé dans le hall de son immeuble.
Leur culpabilité ne faisait guère de doute. Encore moins après la diffusion, durant l'audience, des images vidéos montrant le tabassage en règle de Théo, une des victimes de ce groupe de mineurs qui ont agressé plusieurs personnes dans le quartier de Gerland, à Lyon. Dans son hall d'immeuble, il a notamment reçu de nombreux coups de pieds reçus alors qu'il était à terre et que ces agresseurs lui sautaient sur la tête à plusieurs reprises.
Des images terribles qui ont même provoqué le malaise de la mère d'un des adolescents. Qu'ils soient enfin reconnus coupables est donc une première satisfaction pour Florence, la maman de Théo.
Une attitude désobligeante pendant l'audience
"On avait demandé une vraie réponse. On a eu, en tout cas aujourd'hui, quelque chose de positif. On ne va crier victoire encore mais on a été entendu. Et au moins deux jeunes aujourd'hui ont su venir s'excuser", dit-elle avec enthousiasme.
Pourtant, l'attitude de ces adolescents durant l'audience, notamment celle du meneur de 14 ans, a choqué Loïc, papa d'une victime.
"On sentait qu'ils s'amusaient. Ils se parlaient. Moi je les ai vus, ils s'envoyaient des petits clins d'œil et ils se retenaient de rire. Ça n'a pas eu l'air d'être un problème d'être pour eux en fait. Ils ont expliqué qu'ils ont tout oublié, qu'ils n'étaient pas là, qu'ils ne se souviennent de rien. Ils ont dit : "j'ai le droit de ne pas répondre donc je ne réponds pas!" Aucun qui a compris la gravité des faits qu'on leur reprochée."
Dans l'immédiat, ces jeunes seront soumis à un contrôle judiciaire et devront s'acquitter d'un travail d'intérêt général. Leur peine définitive, elle, ne sera fixée que dans plusieurs mois. C'est la règle pour les mineurs en France.