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«Leurs excuses, on ne les écoutera pas» : six mineurs, qui semaient la terreur dans un quartier de Lyon, jugés ce mardi

Après avoir semé la terreur dans le quartier de Gerland, à Lyon, pendant des semaines, six mineurs de 14 à 17 ans seront jugés ce mardi après-midi. Certaines de leurs victimes seront présentes, quand d'autres préfèrent ne pas les revoir.

C'était une bande de mineurs qui terrorisait les habitants du quartier de Gerland, à Lyon, fin 2025 et début 2026... longtemps dans l'impunité la plus totale.

Six de ses membres, âgés de 14 à 17 ans, vont être jugés ce mardi par le tribunal pour enfants de la ville. On leur reproche des agressions en tous genres, parfois très violentes et des vols, de téléphones ou de cartes bleues. 

Des menaces de mort

Onze victimes ont été recensées dont certaines, feront face à leurs agresseurs cet après-midi. Théo, étudiant de 19 ans, a été agressé à trois reprises par ces jeunes, en pleine rue, à proximité de chez lui. La dernière agression, en janvier dernier, filmée par les caméras vidéo de son immeuble, a été la plus violente.

"Ils ont commencé à me frapper dans le sas d'entrée. J'étais par terre, ils me donnaient des coups de pied et ils me sautaient sur la tête. Ensuite, ils m'ont insulté, menacé de mort. Ils m'ont dit de leur donner tout ce que j'avais", témoigne ce dernier, ajoutant : "Donc j'ai donné mon téléphone. Ils m'ont frappé pour que je donne mon code. Et quand je l'ai donné, ils m'ont refrappé et, après, ils sont partis en courant".

Résultat : un traumatisme crânien pour le jeune homme qui, pourtant, ne sera pas présent au tribunal tout à l'heure. "Pas envie de croiser leurs regards ni de les entendre se faire passer pour des victimes", explique-t-il.

Sa mère Florence, en revanche, sera bien là. "Leurs excuses, on ne les écoutera pas. Je ne pense pas qu'en quatre mois, ils aient pris vraiment conscience des choses. Parce qu'il y a deux jours, ils étaient encore ensemble dans les rues de Lyon alors qu'ils ne sont pas censés se croiser. Je pense qu'ils n'ont pas compris ce qu'était un contrôle judiciaire. Je pense qu'il faut qu'on soit un peu plus ferme et qu'on leur dise que c'est grave en fait, ce qu'ils ont fait...", s'indigne-t-elle.

Une maman qui espère donc une condamnation et une vraie peine, même s'ils sont mineurs, de nature à mettre fin à leurs agissements violents dans le quartier. Tout en espérant que la justice leur donne des solutions pour "aller mieux" et avancer dans la bonne direction, déclare-t-elle sur Europe 1.