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Travailler le 1er-Mai : la question qui divise et crispe la classe politique

Carine Schmitt / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Carine Schmitt / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Depuis ce mercredi, le débat sur un élargissement des possibilités de faire travailler des salariés le 1er-Mai occupe le devant de la scène, après la présentation d'un projet de loi du gouvernement en conseil des ministres. Ce vendredi, certains politiques sont venus soutenir les boulangeries ouvertes.

C'est un vieux débat qui refait surface. Le projet de loi de sécurisation du travail le 1er mai des salariés volontaires des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes, présenté au Conseil des ministres du 29 avril 2026, a provoqué l'ire des syndicats. Sous la menace d'une forte mobilisation sociale, la proposition a finalement été reportée d'un an. 

Du côté de la classe politique, la gauche est résolument contre, la droite et le RN soutiennent, quant à eux, l'élargissement du travail lors du seul jour férié chômé et payé, tout comme les différents courants du bloc central, d'accord sur le fond mais divisé sur le calendrier. 

 "Je me bats pour que ceux qui veulent pouvoir travailler puissent le faire"

Le patron de Renaissance, Gabriel Attal, défendait ces dernières semaines un texte pour faire évoluer la loi dès cette année. Celui-ci a été bloqué par Sébastien Lecornu sous la pression des syndicats. Cette journée s'est alors muée en duel à distance entre le Premier ministre et son prédécesseur. 

Ce vendredi, Gabriel Attal est venu soutenir une boulangerie artisanale ouverte dans son fief de Vanves. L'occasion pour le patron de Renaissance de clarifier sa position sur l'ouverture des commerces les jours fériés. "Je me bats pour que ceux qui veulent pouvoir travailler puissent le faire. Et j'ai porté cette proposition de permettre notamment aux boulangers et aux fleuristes d'ouvrir le 1er-Mai et à leurs salariés volontaires de travailler avec une double rémunération et un jour de repos à un autre moment dans l'année", déclare-t-il.

"C'était important pour moi de venir, à la fois soutenir ceux qui bossent, qui ouvrent et qui accueillent les Français et les clients, puis valoriser le travail qui est pour moi absolument essentiel", ajoute-t-il.

Cacophonie gouvernementale

En revanche, les ministres Gérald Darmanin et Roland Lescure s'opposent à cette idée. Pourtant, c'est la ligne officielle du gouvernement. Sébastien Lecornu est venu en personne en Haute-Loire avec Laurent Wauquiez soutenir les boulangers ouverts ce 1er-Mai. 

Le Premier ministre a même annoncé que les artisans ayant reçu des amendes n'auront finalement pas à les payer. Une façon de mettre fin à la cacophonie gouvernementale et d'apaiser les tensions au sein du bloc central.