Après avoir dénoncé lundi "les maboules" qui "veulent se fâcher avec l'Algérie", Emmanuel Macron doit faire face à une vague de critiques venant de tout l'échiquier politique.
La nouvelle courbette d'Emmanuel Macron face à l'Algérie n'en finit plus de faire réagir. Le président de la République a dénoncé lundi "les maboules" qui "veulent se fâcher avec l'Algérie". Des propos lâchés lors d'un échange avec un médecin en Ariège au sujet des difficultés rencontrées par les praticiens diplômés hors Union européenne pour exercer en France. Cette petite phrase semble déplaire à beaucoup de monde, aussi bien à droite qu'à gauche.
Une "trumpisation d'Emmanuel Macron" ?
Ségolène Royal rappelle que le chef de l'État lui-même avait demandé à François Bayrou, alors Premier ministre, et à Bruno Retailleau de durcir le rapport des forces avec Alger. Dans une lettre du 6 mai 2025, le président réclamait en effet la suspension d'un accord de 2013 avec Alger qui permet des exemptions de visa pour les détenteurs d'un passeport diplomatique.
Mais la réaction la plus vive est venue de Marine Le Pen, interrogée ce mardi dans la matinée dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
"Je note la trumpisation d'Emmanuel Macron. Je trouve cette indignation indigne, parce que la réalité est qu'il est tout à fait naturel que dans notre pays, nous fassions passer aux médecins étrangers un examen, au même titre d'ailleurs que les médecins français, pour être sûr que les gens qui viennent chercher des soins aient les soins de la meilleure qualité possible", estime-t-elle.
Une réaction complétée par celle de Jordan Bardella. Le président du RN affirme qu'en employant le terme de maboule, Emmanuel Macron "insulte une immense majorité de Français, lassés que leur pays soit l'objet d'humiliation permanente".