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Sécurité, terrorisme, pétrole... Emmanuel Macron reçoit lundi le Premier ministre irakien pour renforcer la coopération entre les deux pays

Emmanuel Macron et le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi [INA FASSBENDER / AFP // Adem ALTAN / AFP]

Les deux hommes doivent se rencontrer afin de "renforcer leur coopération en matière de sécurité et de défense", notamment dans la lutte contre le jihadisme. D'autres secteurs comme l'énergie, les transports, l'eau et la santé feront partie des discussions.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi vont "renforcer" lundi le partenariat entre leurs deux pays, notamment en matière de défense, et discuter d'un "diversification" des routes du pétrole face à l'instabilité au Moyen-Orient. "Pour son premier déplacement en Europe depuis sa prise de fonction (en mai 2026, ndlr), le Premier ministre irakien sera reçu en France pour renforcer encore davantage le partenariat entre nos deux pays", a annoncé vendredi soir l'Élysée.

Les deux dirigeants, qui se rencontreront autour d'un déjeuner de travail, vont aborder "la coopération dans des secteurs prioritaires comme l'énergie, les transports, les infrastructures, l'eau et la santé", a ajouté la présidence française, évoquant des signatures de contrats, sans plus de précisions.

Une lutte commune contre le jihadisme

La France et l'Irak, très engagés dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), vont "renforcer également leur coopération en matière de sécurité et de défense". À la faveur de la guerre en Syrie (2011-2024), le groupe jihadiste s'était emparé de vastes pans de territoire dans ce pays ainsi qu'en Irak. Accusé de multiples exactions, il a été vaincu en 2017 en Irak et en 2019 en Syrie, avec l'appui de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

"Alors que la présence de la coalition internationale contre Daech est appelée à évoluer, ils réaffirmeront leur engagement mutuel et leur détermination commune à lutter sans relâche contre le terrorisme et à prévenir la résurgence de Daech, dans le plein respect de la souveraineté de chacun", poursuit l'Élysée.

Après l'offensive israélo-américaine contre l'Iran fin février, de nombreuses frappes ont été menées contre des installations américaines en Irak, imputées à des groupes armés pro-iraniens, certains revendiquant des attaques.

Situation qui s'envenime dans la région

Si le Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires créée initialement en 2014 pour combattre l'EI, a été officiellement intégrée à l'armée, certaines de ses factions pro-iraniennes agissent toujours de manière autonome. La situation ne cesse en outre de s'envenimer dans la région avec la prise de contrôle vendredi par les rebelles Houthis pro-iraniens du stratégique détroit de Bab el-Mandeb, qui s'ajoute à la crise autour du détroit d'Ormuz, voie maritime clé pour le transport d'hydrocarbures.

"Les deux dirigeants échangeront sur les conséquences de l'instabilité régionale sur les échanges et les approvisionnements énergétiques, notamment sur les exportations de pétrole irakien", a précisé l'Élysée.

"Ils travailleront à leur reprise et à la diversification des voies d'acheminement afin de contribuer à réduire les tensions sur les marchés de l'énergie, soutenir notre économie et protéger durablement le pouvoir d'achat des Français", souligne la présidence.