Seize ans de réclusion criminelle ont été requis contre le jeune homme jugé pour l’assassinat de sa professeure d’espagnol, Agnès Lassalle, en 2023 à Saint-Jean-de-Luz. La cour d’assises des mineurs doit rendre son verdict, sur fond de débats autour de son discernement.
Une peine de seize ans de réclusion criminelle a été requise, vendredi, à l'encontre de l'élève jugé à huis clos pour avoir poignardé mortellement sa professeure d'espagnol, Agnès Lassalle, dans une salle de classe de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) en 2023.
L'accusé, âgé de 19 ans aujourd'hui, comparaît pour assassinat devant la cour d'assises des mineurs qui doit rendre son verdict dans la soirée, après la plaidoirie de la défense.
Un couteau de cuisine apporté dans son sac
Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, professeure au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, avait été tuée d'un coup de couteau à la poitrine.
Tandis que le cours touchait à sa fin, l'élève de 16 ans à l'époque s'était levé pour aller verrouiller la porte de la salle puis frapper la victime au niveau du cœur avec un couteau de cuisine, pris la veille chez son père et apporté dans son sac.
Une éventuelle altération du discernement ?
L'avocate générale a demandé que sa peine soit assortie d'un suivi socio-judiciaire pendant 10 ans.
Selon les avocats des parties civiles, la magistrate a laissé la cour apprécier une éventuelle altération du discernement au moment des faits, alors que plusieurs expertises psychiatriques ont rendu des conclusions contradictoires à ce sujet.
Le jeune accusé encourt 20 ans de réclusion criminelle, peine qui peut être réduite à 13 ans si la cour considère que son jugement était altéré. Celle-ci peut aussi rendre une décision d'irresponsabilité pénale si elle conclut à l'abolition du discernement : il serait alors dispensé de peine.