Près de 4.800 personnes ont été écartées des métiers de la petite enfance et de la protection de l’enfance depuis la généralisation du contrôle des antécédents judiciaires, a annoncé Sarah El Haïry, mettant en avant un dispositif destiné à mieux protéger les mineurs.
Quelque 4.800 personnes ont été écartées des secteurs de la Protection de l'enfance et de l'accueil du jeune enfant par la généralisation en octobre du système de vérification des antécédents judiciaires, indique vendredi la haute-commissaire à l'Enfance Sarah El Haïry.
"Nous avons contrôlé l'ensemble des personnes qui travaillent, ou sont bénévoles, dans le champ de la Protection de l'enfance et de la petite enfance. Il y a eu 895.652 attestations d'honorabilité délivrées au 10 avril, et nous avons écarté 4.800 personnes qui travaillaient dans le secteur, ou qui cherchaient à être embauchées", détaille-t-elle sur le site de Ouest France.
Un dispositif généralisé début octobre
L'attestation d'honorabilité est un document qui certifie qu'une personne n'a pas de condamnation au casier judiciaire, ni d'inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais) l'empêchant d'exercer auprès de mineurs.
Ce dispositif a été généralisé début octobre pour tous les professionnels et bénévoles de la Protection de l'enfance (personnels des foyers, assistants familiaux) et de l'accueil du jeune enfant (personnels des crèches et assistants maternels). Ils doivent remettre ce document à leur employeur lors de l'embauche, puis régulièrement.