Un militaire de 33 ans, évadé du tribunal de Tarbes en mars en plein procès pour violences conjugales, a été interpellé dimanche puis incarcéré. Condamné à une peine ferme, il avait pris la fuite au moment de l’annonce du verdict. Il n’a pas souhaité s’expliquer lors de sa présentation à un magistrat.
Un militaire de 33 ans qui s'était évadé du tribunal de Tarbes en plein procès pour violences conjugales fin mars, a été interpellé dimanche et incarcéré, a-t-on appris vendredi auprès du parquet local.
Il prend la fuite en courant
Le 23 mars, il avait pris la fuite "à l'annonce de sa condamnation pour des faits de violences sans incapacité sur sa compagne et en récidive légale", rappelle la procureure de Tarbes, Sylvie Martins-Guedes, dans un communiqué. Quittant son box semi-ouvert, il avait pris la fuite en courant, enfonçant les portes vitrées du sas d'entrée du tribunal, selon une source judiciaire.
Il a finalement été interpellé dimanche par la gendarmerie de Saint-Malo "après avoir une nouvelle fois tenté de prendre la fuite au volant d'un véhicule, sans mise en danger des gendarmes ni des usagers de la route". Présenté à un juge d'instruction de Tarbes jeudi, "il n'a pas souhaité s'expliquer" sur les faits ou sur sa fuite et a été placé en détention.
16 mois de prison ferme
Fin mars, il a été condamné à un total de 16 mois d'emprisonnement ferme, le tribunal lui ayant infligé une peine de 12 mois dont 4 mois avec sursis probatoire pendant deux ans, tout en révoquant une première peine de 8 mois avec sursis probatoire. Des peines complémentaires de retrait de l'autorité parentale et d'interdiction de détention d'armes pour une durée de cinq ans ont également été prononcées.