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Travailler le 1er-Mai : le gouvernement recule sur ce projet de loi, ce qui provoque l'incompréhension des boulangers

Le recule du gouvernement sur l'élargissement du travail le 1er-Mai provoque l'incompréhension des boulangers. [Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Pas de changement pour le 1er-Mai : férié, chômé, payé. Le gouvernement recule sur la loi permettant d'élargir le travail ce jour-là en France, mais il a annoncé qu'il souhaitait engager un dialogue avec certains commerces de proximité. La déception est présente dans ce commerce du 14e arrondissement de la capitale. 

Derrière le comptoir de sa boulangerie, Martin regrette la décision du gouvernement d'empêcher l'élargissement du travail le 1er-Mai : "Nous, on est un commerce de proximité, de besoin. Tout le monde a besoin de sa viennoiserie, de son pain. On s'oppose à ça, je ne comprends pas. Si on a une autorisation de faire travailler nos salariés, c'est plus simple pour nous en termes d'organisation". 

"On aura un manque à gagner"

Ce boulanger va devoir travailler avec son épouse pour rester ouvert : "On se lèvera plus tôt, comme on a toujours fait quand il y a des personnes absentes. On vient d'ouvrir récemment, donc on a énormément de charges à rembourser, à payer. C'est sûr qu'on ne pourra peut-être pas tout sortir. Forcément, on aura un manque à gagner". 

Dans l'arrière-boutique, entre les batteurs et les fours, Oussama prépare les baguettes pour les cuire. Apprenti depuis un an, il aurait été volontaire pour travailler le 1er mai : "Les jours fériés sont plutôt intéressants, surtout encore au niveau apprenti. On ne touche même pas encore le SMIC. J'ai des projets, il faut que je cotise". 

Si les patrons et les employés se sont résignés pour cette année, ils espèrent qu'une loi sera adoptée dès l'an prochain.