Invité de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, ce mardi 14 avril, Sébastien Chenu, député du Rassemblement national et vice-président de l'Assemblée nationale, a vivement critiqué le recul du gouvernement sur la loi sur le travail le 1er mai. "Quelle impuissance, Sébastien Lecornu a peur de son ombre", a-t-il souligné.
Invité de la Grande Interview Europe 1-CNEWS ce mardi 14 avril, Sébastien Chenu, député du Rassemblement national et vice-président de l'Assemblée nationale, a blâmé le recul du gouvernement sur la question du travail le 1er mai.
"Quelle impuissance, Sébastien Lecornu a peur de son ombre", a-t-il lancé, pointant un exécutif incapable d'assumer ses propres propositions.
"Le gouvernement recule sur ses propres idées"
Attaché au caractère férié du 1er mai, le député insiste néanmoins sur la nécessité de répondre aux réalités économiques : "Le 1er mai demeure un jour évidemment férié auquel nous sommes attachés. Il n'est pas question de faire travailler tous les Français le 1er mai, ça n'a jamais été la question."
Mais il déplore un revirement politique : "Quand je vois que le gouvernement recule, cède, est en échec sur sa propre proposition, car la proposition elle venait de Gabriel Attal, donc en fait le gouvernement recule sur ses propres idées. Je me dis mais quand même, tout ça pour ça, quelle impuissance ce gouvernement."
Selon lui, une majorité de salariés concernés y étaient favorables, évoquant "75% des salariés" en accord avec cette mesure.
Les petits commerces en première ligne
Sébastien Chenu met notamment en avant la situation des commerçants : "Les boulangeries, par exemple. Moi, je pense à mes boulangers en concurrence directe avec, par exemple, parfois des grandes surfaces qui sont ouvertes ou ce qu'on appelle des points chauds."
Il dénonce une inégalité : "Un fast-food peut ouvrir, mais le commerce du coin ne peut pas."
Le député RN s'en est pris directement à Sébastien Lecornu, accusé de céder face aux oppositions : "M. Lecornu laisse la place à Olivier Faure directement puisque c'est Olivier Faure qui dicte les textes qui doivent être soumis au vote."
Avant d'enfoncer le clou : "Sincèrement, quelle impuissance ! Ils font marche arrière ! Il a peur de son ombre."
Au-delà du 1er mai, Sébastien Chenu élargit son propos aux enjeux du travail en France : "C'est la stratégie de la trouille on est loin d'aborder les grandes questions du travail."
Il cite notamment les salaires, l'emploi des jeunes et des seniors, ou encore l'égalité salariale, estimant que le gouvernement ne s'attaque pas aux priorités : "Ils ne feront jamais rien."