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10 ans après la création d'«En Marche !», la Macronie est en lambeaux

10 ans après la création du mouvement En Marche !, la Macronie est à bout de souffle. [John Thys / AFP]

Il y a dix ans, jour pour jour, Emmanuel Macron fondait "En Marche !". Un mouvement devenu parti qui a conduit l'ancien ministre de l'Économie à l'Élysée. Une décennie après, c'est Gabriel Attal qui dirige Renaissance, ainsi qu'un groupe de 78 députés à l'Assemblée. Autrefois force d'attraction, le mouvement apparaît aujourd'hui à la croisée des chemins. 

En fondant "En Marche !" il y a dix ans, Emmanuel Macron entamait son irrésistible ascension qui allait le conduire, un an plus tard, sur les marches de l'Élysée. Le futur chef de l'État prônait alors le dépassement des clivages et ralliait à lui des élus de droite comme de gauche, en affaiblissant par la même le PS et Les Républicains. 

10 ans plus tard, celui qui s'était engagé à ce qu'il n'y ait "plus aucune raison de voter pour les extrêmes" n'a pu empêcher la montée en puissance du Rassemblement national ni celle de La France insoumise. 

Seuls 23% des Français font confiance à Emmanuel Macron

La faute à un bilan contesté, marqué par une dette record, tout comme le nombre d'étrangers vivant en France. Conséquence : la cote de popularité du président de la République est au plus bas. Seuls 23% des Français lui font confiance. 

À l'approche de son deuxième quinquennat, Emmanuel Macron apparaît esseulé, et sans héritier politique. Gabriel Attal et Édouard Philippe, deux de ses anciens Premiers ministres, s'en sont vivement détachés. 

Politiquement enfin, la Macronie a eu du mal à s'implanter localement. Hormis quelques victoires aux dernières municipales, à Annecy ou à Bordeaux, ses figures ont régulièrement été battues aux élections locales. Reste un électorat centriste non négligeable, mais pour l'instant orphelin de toute figure tutélaire.