Dix personnes ont été interpellées lundi dans l’enquête sur l’assassinat de Mehdi Kessaci, tué par balles en novembre 2025 à Marseille. Les arrestations ont eu lieu dans la région marseillaise et dans l’Hérault. Ce coup de filet intervient alors qu’un procès majeur lié au narcobanditisme s’ouvre à Aix‑en‑Provence.
Dix personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci, a indiqué lundi le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) à l'AFP.
Ces personnes ont été arrêtées dans la région marseillaise ainsi que dans l'Hérault, a précisé le Pnaco, confirmant une information du Parisien. Mehdi Kessaci a été tué le 13 novembre 2025 dans la cité phocéenne, de plusieurs balles et en pleine après-midi. Sa mort avait provoqué une onde de choc dans le pays et le gouvernement avait promis de mener une bataille sans merci face au narcobanditisme.
Son frère, élu sur la liste de gauche hors LFI
La famille Kessaci avait déjà été endeuillée en 2020 avec la mort du grand frère Brahim, impliqué lui dans le trafic, et dont le corps avait été retrouvé carbonisé.
Vive le Printemps, Vive Marseille ! pic.twitter.com/fOc92CQJY8
— Amine Kessaci (@kessaciamine1) March 23, 2026
Le troisième frère, Amine Kessaci, militant antinarcotrafic, a été élu dimanche sur la liste de gauche hors LFI du maire sortant Benoît Payan à Marseille. "Cette victoire, c'est la victoire de mon petit frère Mehdi", avait-il déclaré dimanche soir, après sa victoire.
Des chefs de la DZ Mafia jugés cette semaine
Ce coup de filet arrive le jour de l'ouverture d'un procès sous très haute sécurité à Aix-en-Provence, où sont notamment jugés deux chefs présumés de la DZ Mafia pour un double-assassinat en 2019, avant la naissance de ce groupe criminel.
Dans le box des accusés figurent notamment Amine Oualane qui est, selon une source proche du dossier, une des pistes étudiées dans l'assassinat de Mehdi Kessaci.
Surnommé Mamine, il est également soupçonné d'être le tueur du demi-frère d'Amine et Mehdi Kessaci, Brahim Chabane, assassiné lors d'un triple homicide fin 2020 considéré par les autorités comme un début de "mexicanisation" des violences liées au trafic de drogue.
Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes années. Après un funeste record de 49 morts en 2023, les violences en 2024 liées à la guerre des gangs pour le contrôle des points de deal avaient coûté la vie à 24 personnes dans les Bouches-du-Rhône.