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Près de 1.000 euros de pleins : à Marseille, les auto-écoles face à la flambée des prix des carburants

Des voitures qui tournent à longueur de journée, avec des élèves qui ne savent pas doser leur conduites, les factures de carburant sont forcément élevées pour les patrons d'auto-écoles. Pourtant, le secteur est exclu des aides et fait partie des grands oubliés du gouvernement dans cette nouvelle crise énergétique. Europe 1 s'est rendue à Marseille.

Ils se disent être les grands oubliés du gouvernement dans la crise énergétique actuelle. Les directeurs d'auto-écoles déplorent des factures de carburant élevées, avec des voitures qui tournent logiquement à longueur de journée et qui sont conduites par des élèves en apprentissage. C'est par exemple le cas dans le nord de Marseille, dans le quartier de l'Estaque.

"Avec un élève qui débute, on va consommer beaucoup plus"

Des voitures Skoda et Mercedes garées en épi : boîtes manuelles ou boites auto, les petites citadines de Daniel engloutissent les kilomètres et les pleins chaque semaine. "300 kilomètres par semaine. Avant, sur un plein, j'étais à peu près à 60 euros. Là, on est à plus de 80 euros. C'est énorme", souffle-t-il.

"Tout dépend de la conduite. Si on est sur un élève qui vient de débuter, forcément, on va consommer beaucoup plus. Et après, il ne faut pas oublier que la clim est allumée H24", ajoute ce patron.

"Ce gouvernement est fait d'amateurs"

L'impact est lourd pour les entreprises. "Ça fait 2-3 pleins dans la semaine. On a quatre véhicules. Ça approche des 1.000 euros de pleins. Ça va être vraiment très dur. Il va y avoir des entreprises qui vont mettre la clé sous la porte si ça continue. La solution pour l'Institut à court terme, c'est d'augmenter nos prix. Donc, le permis va devenir plus cher. Il y a entre 100 et 200 euros sur les forfaits", témoigne Thierry Pic, patron de l'auto-école EFP Conduite et président du syndicat Mobilians.

Les auto-écoles sont les grandes oubliées du gouvernement, selon lui. "C'est surtout la méconnaissance de notre métier par ce gouvernement. J'ai l'impression que ce gouvernement est fait d'amateurs. On éduque les jeunes à la mobilité, à l'autonomie et on va nous empêcher de le faire", regrette-t-il. Le syndicat Mobilians appelle à un remboursement partiel de la taxe sur les carburants.