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Bahreïn, Arabie saoudite... La guerre en Iran menace la tenue de plusieurs Grands Prix de Formule 1

La monoplace d'Isack Hadjar lors des essais de pré-saison à Bahrein, la tenue du Grand Prix sur la piste de Sakhir menacée. [ALBERTO VIMERCATI / Alberto Vimercati DPPI / DPPI via AFP]

L'opération militaire américano-israélienne en Iran plonge l'ensemble du Moyen-Orient dans l'instabilité et met en péril la tenue de plusieurs événements sportifs, notamment en Formule 1. La FIA suit la situation de près car Bahreïn et l'Arabie saoudite doivent accueillir deux courses, les 12 et 19 avril prochain. 

Depuis quatre jours maintenant, les États-Unis et Israël mènent une opération contre le régime iranien, qui a conduit à la mort de l'ayatollah Khamenei et de plusieurs dizaines de hauts responsables. En réponse, l'Iran a procédé à des frappes sur plusieurs pays du Golfe. 

Plusieurs événements sportifs en danger

Une situation qui met en danger la tenue de plusieurs événements sportifs dans la région, comme la rencontre entre l'Argentine et l'Espagne vers la fin du mois de mars, plus connue sous le nom de "Finalissima", qui doit se tenir au Qatar. Mais aussi au moins deux Grands Prix de Formule 1

Un missile a touché une base située à quelques kilomètres du circuit de Bahreïn, qui doit accueillir le quatrième rendez-vous de cette saison 2026 le 12 avril. Quand l'Arabie saoudite a également été ciblée par le régime de Téhéran. Djeddah doit organiser un Grand Prix le 19 avril. Des événements qui sèment le trouble sur la possibilité d'assurer la sécurité des spectateurs et des acteurs de la Formule 1. 

Ce lundi, le président de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA), Mohammed Ben Sulayem, a réagi via un communiqué, dans lequel il déclare que ses pensées vont vers les populations touchées par les événements et appelle au retour "au calme et à la sérénité" au Moyen-Orient. 

Le président de la FIA a également indiqué que les instances dirigeantes suivaient "l'évolution de la situation avec attention et responsabilité" et précise que "la sécurité et le bien-être guideront nos décisions lors de l'évaluation des prochains événements prévus sur place pour le Championnat du monde d'endurance de la FIA et le championnat du monde de Formule 1". 

Aucun danger pour le Grand Prix d'ouverture en Australie

La F1 a déjà assuré que le Grand Prix d'ouverture en Australie aura lieu, les courses en Chine et au Japon devraient aussi pouvoir avoir lieu. Mais la question se pose sur quelles solutions la FIA pourrait apporter sur les Grands Prix organisés au Moyen-Orient. 

L'annulation de tels événements aurait un coût trop important pour la Formule 1 et les promoteurs. Les instances dirigeantes de la discipline pourraient donc décider d'organiser ces courses sur d'autres circuits. 

Une quarantaine de tracés, tout autour du monde, disposent de l'homologation F1, indispensable pour pouvoir prétendre à accueillir une manche du championnat du monde. La FIA a donc une quinzaine de choix possibles. 

Imola, Portimão ou la Turquie 

Trois circuits reviennent avec insistance dans différents médias. Tout d'abord, celui d'Imola. Présent durant quatre des cinq dernières années, ce tracé a laissé sa place au nouveau circuit de Madrid. Cette piste est très connue des équipes et il serait facile pour le paddock d'y retourner. 

On retrouve ensuite le circuit de Portimão, au Portugal. Le circuit, situé en Algarve, reviendra au calendrier de la Formule 1 en 2027 et le paddock s'y était rendu lors de la pandémie de covid-19 en 2020 et 2021. 

Puis vient le circuit d'Istanbul. La Turquie souhaite revenir dans la discipline, et les promoteurs l'ont déjà fait savoir. En 2025, la Fédération turque des sports automobiles avait fait savoir à la F1 que le circuit d'Istanbul Park était prêt à accueillir un Grand Prix au cas où l'un des 24 circuits de la saison 2026 ne pourrait le faire.