Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Lyon ce jeudi soir, deux semaines après la mort du jeune militant nationaliste Quentin, Deranque, tué par des militants d'extrême-gauche. Devant 2.000 personnes, le leader insoumis a martelé LFI était victime dans cette histoire, tout en continuant de défendre le groupuscule de la Jeune Garde, dont plusieurs membres ont été arrêté après la mort du jeune homme.
Deux jours après les obsèques du militant nationaliste Quentin, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon était venu soutenir ce mercredi la candidate insoumise pour la mairie de Lyon.
Devant près de 2.000 personnes et durant un long discours de deux heures, l'ancien candidat à l'élection présidentielle a de nouveau lancé une violente charge contre les médias, sur fond de traitement de l'affaire Quentin. "La déferlante médiatique qui, depuis 10 jours, sans interruption, nous publie assortis de toutes sortes de menaces, d'injures, de portraits diffamatoires... Vous (la presse ndlr) êtes des menteurs ! Voilà ce que j'ai à dire en direct ce soir", a-t-il déclaré devant les militants.
"Tout ça est traquenard"
Un discours qui fait mouche auprès du public, pour lequel Jean-Luc Mélenchon n'hésite pas à donner sa version des faits sur le drame qui a eu lieu en marge d'un meeting de Rima Hassan dans la capitale des Gaules, il y a deux semaines.
"Tout ça est traquenard, monté de toutes pièces par l'association Némésis qui se sert de jeunes femmes comme d'appâts pour faire venir des militants antifascistes et ensuite, provoquer des bagarres car elles sont liées directement à des groupes d'extrême-droite lyonnais", insiste-t-il.
Position de victime
"Je trouve qu'il a été parfait sur le sujet", résume au micro d'Europe 1 Jack, présent dans la salle. "Quand il explique qu'il y a eu un traquenard, c'est une réalité. Et, derrière toute la campagne qui a été menée contre LFI a été abjecte", estime le jeune homme.
Une campagne qui ferait donc de La France insoumise une victime. Une position sur laquelle insiste Jean-Luc Mélenchon, tout en continuant de soutenir la Jeune Garde, dont plusieurs membres pourraient être impliqués dans la mort de Quentin. Un groupuscule antifasciste, que le leader insoumis a désigné comme "nos frères".