Deux semaines après la mort du jeune Quentin, sept personnes sont actuellement entendues pour comprendre au mieux leur rôle dans la mort du militant nationaliste. Europe 1 a eu accès en exclusivité au contenu des déclarations des suspects pendant leur garde à vue. Et tous n'adoptent pas la même stratégie.
Près de deux semaines après le lynchage mortel de Quentin à Lyon... Sept suspects ont été mis en examen pour meurtre ou complicité de meurtre. La plupart d'entre eux sont actuellement derrière les barreaux, en détention provisoire, le temps que l’enquête avance.
Face aux enquêteurs, tous n'ont pas adopté la même stratégie. Ainsi, certains ont reconnu avoir participé de près ou de loin au meurtre de Quentin. C'est le cas de Jacques-Elie Favrot, fiché S.
Le rôle de Jacques Elie Favrot se précise
En garde à vue, le désormais ancien attaché parlementaire de Raphaël Arnault, admet avoir joué un rôle de leader lors de cette agression. Il reconnaît avoir poussé ses comparses de La Jeune Garde à aller à l’affrontement en criant : "Allez Lyon antifa on tient".
Mais surtout, il ne nie pas avoir pu dire "Butez-le, tuez-le" au moment du lynchage de Quentin. Jacques Elie Favrot avoue aussi avoir porté des coups de genou et des coups de coude, mais il assure ne jamais avoir tapé un homme à terre.
Silence total pour deux suspects
Des violences que reconnaissent également quatre autre militants d’extrême gauche, comme Adrian B., lui aussi ancien attaché parlementaire de Raphael Arnault. Il reconnaît avoir mis deux ou trois coups de pied à un jeune homme à terre qui se protégeait le visage.
Le plus jeune, le benjamin de la bande, Paul L. explique de son côté avoir filmé la scène. Enfin, deux mis en cause, pourtant formellement reconnus par les policiers sur les vidéos, ont décidé de garder le silence total.
Tous sont actuellement mis en examen pour meurtre ou complicité de meurtre par instigation et ont été placés en détention provisoire, ils encourent jusqu’à 30 ans de prison.