Face à l'intention de LFI de supprimer l'interdiction du port de l'abaya à l'école, en cas de victoire en 2027, Marine Le Pen a accusé Jean-Luc Mélenchon d'être un "sous-traitant de l'idéologie islamiste". Le RN projette lui l'interdiction totale du voile dans l'espace public.
Alors que la classe politique s'écharpe sur le sujet de l'abaya ces derniers jours, Marine Le Pen a accusé Jean-Luc Mélenchon d'être un "sous-traitant de l'idéologie islamiste". Sur ses réseaux sociaux, cette dernière décrypte, selon elle, le projet de société de l'extrême gauche : "instiller partout le poison du communautarisme qui mine la République et prend en otage les Français musulmans".
Une ligne critiquée, même à droite
Il faut dire que la patronne du RN, qui défend une ligne d'interdiction totale du port du voile dans l'espace public, essuie les critiques d'une grande partie de la classe politique française à ce sujet depuis une dizaine de jours, y compris à droite.
Ainsi, par exemple, le candidat LR Bruno Retailleau fustige le "populisme et la démagogie de la proposition", dénonçant des "slogans inacceptables". Peu importe, au RN, on assume de faire de ce projet un marqueur du programme pour 2027.
D'autant plus lorsque la France insoumise prend position à l'extrême opposé, que Jean-Luc Mélenchon va jusqu'à faire son mea culpa pour les positions en faveur d'une laïcité stricte, il y a 15 ans, et que ses équipes défendent le port de l'abaya dans les écoles. Une déclaration qui n'a pas heurté seulement Marine Le Pen. Édouard Philippe dénonce ainsi "une trahison de la laïciété dans la posture insoumise".