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Mort de Quentin : Emmanuel Macron appelle au calme et s'en prend à Giorgia Meloni

Emmanuel Macron lors de son déplacement en Inde [Ludovic MARIN / AFP]

Une semaine après la mort de Quentin Deranque, Emmanuel Macron a pris la parole depuis l'Inde. Le chef de l'État avait bien fait un post sur X ces derniers jours, mais il ne s'était toujours pas exprimé de vive voix sur ce drame. Ce jeudi, le président appelle au calme et s'en prend étonnamment à la Première ministre italienne, Giorgia Meloni. 

Il n'en avait parlé que sur les réseaux sociaux. Depuis l'Inde, où il effectue un déplacement diplomatique, Emmanuel Macron s'est exprimé ce jeudi 19 février sur la mort de Quentin Deranque. Le chef de l'État renvoie dos à dos extrême gauche et extrême droite. 

"Les partis extrêmes doivent faire leur ménage. L'extrême gauche en l'occurrence, mais les autres partis, et l'extrême droite aussi qui a dans ses rangs parfois des militants qui justifient l'action violente", dit Emmanuel Macron

"Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés"

Une manière pour le président de la République de prendre de la hauteur et d'appeler au calme depuis New Delhi : "Je les appelle tous à la responsabilité, à lever ces ambiguïtés. Je les appelle tous à ramener les esprits à la fois à la décence et au calme."

Le chef de l'État qui, au passage, s'en prend à Giorgia Meloni. La Première ministre italienne avait qualifié l'assassinat de Quentin Deranque d'évènement profondément choquant et attristant et même de blessure pour toute l'Europe. 

"Je suis toujours frappé de voir que les gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu'on les embête chez eux, sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres. Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés", lâche Emmanuel Macron. "Vous avez bien compris", ajoute Emmanuel Macron qui ne précise pas, toutefois, qui sont les moutons.

"Un appel à la coopération"

De son côté, l'Italie assure que ce n'était pas une manière de s'en prendre à Emmanuel Macron. "Ce n'était pas du tout une attaque envers Emmanuel Macron, c'est justement un hommage qui sort un peu des frontières nationales. On (l'Italie, ndlr) connaît très bien ce qu'est la violence politique, on a eu des centaines de morts dans les années 70 et 80", explique Vincenzo Sofo, ancien eurodéputé italien.

Et d'assurer : "On connaît la menace et on est très sensible au sujet. Giorgia Meloni, de façon très polie, a voulu faire un hommage à un petit jeune qui s'est fait tuer, victime de cette violence, en disant que 'c'est un problème qui nous concerne tous'. Et donc c'était justement un appel à la coopération."