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Tournoi des Six Nations : la France pulvérise le pays de Galles et peut toujours rêver du Grand Chelem

[Paul ELLIS / AFP]

Le XV de France a écrasé le pays de Galles ce dimanche après-midi à Cardiff (54-12) pour la deuxième journée du Tournoi des Six Nations. Les rugbymen français sont désormais les seuls à pouvoir réaliser le Grand Chelem, avec la défaite de l'Angleterre face à l'Écosse samedi.

Vers le Grand Chelem ? Le XV de France s’est imposé avec autorité face au pays de Galles ce dimanche après-midi à Cardiff (54-12). Une victoire éclatante qui fait suite à la démonstration réalisée contre l'Irlande il y a dix jours, et qui laisse désormais les Bleus seuls en course pour un Grand Chelem, après la défaite de Angleterre face à l'Écosse samedi.

Avant la rencontre, Fabien Galthié avait pourtant mis en garde ses joueurs, notamment les plus jeunes, contre "la dimension émotionnelle" d’un déplacement dans l’un des stades les plus mythiques du rugby mondial, le Principality Stadium. Mais les Diables rouges sont rapidement tombés sur plus forts qu’eux et ont vite pris l’eau face à la puissance tricolore.

Malgré les désillusions récentes, les supporters gallois avaient garni les tribunes du stade couvert. Ils ont toutefois assisté à une rencontre à sens unique. Ce succès permet à la France de reprendre l’avantage dans l’historique des confrontations entre les deux nations, avec 52 victoires contre 51 (pour 106 matches disputés). Les Bleus ont également battu leur record de points inscrits face aux Gallois, effaçant la référence de 1998 (51-0).

En quête d’un onzième Grand Chelem, les Français comptent désormais quatre points d’avance sur l’Écosse, qu’ils affronteront début mars, après un choc face à l'Italie la semaine prochaine à Lille. Les Anglais, battus par le XV du Chardon, pointent à cinq longueurs.

Une entame tonitruante

Si doutes il y avait, ils ont rapidement été dissipés. Dès les premières secondes, après un décalage de Théo Attissogbe sur l’aile, bien relayé par Charles Ollivon, Émilien Gailleton aplatissait le premier essai sur son tout premier ballon. Un coup de massue pour des Gallois en plein doute, eux qui ne comptaient que deux victoires lors de leurs 24 derniers matches. Et la suite n’allait rien arranger.

Jalibert en chef d'orchestre

Étincelant, Matthieu Jalibert a incarné la maîtrise française. Par sa vista et la précision de son jeu au pied, il a parfaitement servi Louis Bielle-Biarrey pour porter le score à 12-0 après seulement onze minutes. Comme pour prouver que ce n’était pas un coup de chance, l’ouvreur a récidivé en seconde période, cette fois pour Attissogbe.

Aligné à la charnière avec Antoine Dupont, Jalibert, déjà brillant face à l’Irlande, a récité sa partition : inspirations, percées, coups de pied par-dessus… Une prestation de très haut niveau. Première sélection réussie également pour Nicolas Depoortere, qui a participé à la fête offensive, avant que Jalibert n’inscrive le quatrième essai, synonyme de bonus offensif, avant même la pause.

Domination totale

Les Bleus n’ont pas ralenti au retour des vestiaires. Julien Marchand (44e) et Ollivon (61e) ont chacun inscrit un essai pour leur cinquantième sélection. Une avance confortable qui a permis au staff tricolore de ménager Dupont et d’offrir du temps de jeu à Baptiste Serin, entré à l’heure de jeu.

Auteur de son 23e essai en 24 sélections, Bielle-Biarrey s’est également mué en passeur décisif pour Attissogbe (49e). En fin de rencontre, les Français ont légèrement levé le pied, laissant les Gallois sauver l’honneur par l’intermédiaire de Mason Grady.