Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Tournoi des Six nations : premier gros test pour les Bleues contre une Irlande revancharde

XV de France féminin. [Maxime Gruss / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le XV de France féminin affronte ce samedi l'Irlande pour la troisième journée du Tournoi des Six nations. Un premier gros test pour les Bleues contre un adversaire qui n'a pas digéré l'élimination en quarts de finale du Mondial 2025, et avant de s'attaquer au XV de la Rose.

Après deux victoires faciles mais pas pleinement satisfaisantes et avant l'Everest anglais, le XV de France féminin affronte l'Irlande samedi dans les Six nations, pour un premier gros test contre un adversaire qui n'a pas digéré l'élimination en quarts de finale du Mondial 2025.

Des Irlandaises ambitieuses

Cinquième nation mondiale, l'Irlande aspire à bousculer les équipes qui trustent les demi-finales des dernières Coupes du monde : Angleterre, Nouvelle-Zélande, Canada et France.

Les Irlandaises ont failli réussir contre les Bleues en quarts de finale du Mondial anglais : il a fallu un essai du bout du monde de Joanna Grisez et la cécité de l'arbitre vidéo face à la morsure d'Axelle Berthoumieu sur une Irlandaise pour que les Françaises, menées 13-0 à la pause, renversent finalement 18-13 les filles du Trèfle et leur puissance physique.

"Elles ont un sentiment de revanche, parce qu'elles ont l'impression d'avoir été volées. Les Irlandais, ce sont des gens extrêmement passionnés, qui ne lâchent rien, ce n'est pas une légende. Et on sait que ce supplément-là, elles l'auront samedi soir", a prévenu le nouveau sélectionneur François Ratier en conférence de presse avant ce match de la troisième journée du Tournoi des six nations.

"On va essayer de redorer l'image qu'on a donnée aux spectateurs pendant ce quart de finale, c'est une nouvelle page qu'on devra écrire", a insisté la centre Teani Feleu durant la semaine, soulignant que les Françaises avaient payé chèrement ce match, avec deux joueuses suspendues pour la suite de la compétition : Axelle Berthoumieu, pour cette morsure finalement détectée, et la capitaine Manae Feleu pour un plaquage haut, lui aussi revu après le match. Deux joueuses qui seront bien présentes samedi soir (21h10) sur la pelouse de Clermont.

Deux victoires bonifiées pour les Bleues

Depuis le Mondial, terminé à une quatrième place au goût d'inachevé, les Bleues ont changé de cycle avec l'arrivée de François Ratier, après le duo Gaëlle Mignot - David Ortiz, et la quête d'une nouvelle identité de jeu pour passer un cap et enfin renverser l'hégémonie anglaise.

Sur le plan comptable, c'est un 10/10 pour l'instant, avec deux victoires bonifiées contre l'Italie (40-7) et au pays de Galles (38-7). Mais les appréciations en marge du bulletin de notes ne sont pas dithyrambiques pour autant, avec notamment des premières périodes balbutiantes et sans doute rédhibitoires contre des adversaires de plus haut calibre.

"On a encore des repères à prendre, des automatismes qui ne sont pas encore vraiment là. Il y a des ballons qu'on n'ose pas lâcher, un peu par fébrilité peut-être", décrit la demi de mêlée Alexandre Chambon, qui va jouer devant son nouveau public clermontois au stade Marcel-Michelin.

Des progrès à réaliser en première période

Le sélectionneur sait que les premières périodes ont été "problématiques", même si il a constaté des progrès entre la première et la deuxième rencontre. Pour affronter l'Irlande, il a conservé la même ossature, en variant simplement le poste de pilier gauche et en devant s'adapter aux blessures des centres, celle de Joanna Grisez contre l'Italie puis de Gabrielle Vernier à Cardiff. Les six joueuses qui ont découvert le niveau international à Grenoble seront ainsi encore présentes à Clermont.

Après cette rencontre, les Bleues auront une semaine de repos loin de Marcoussis. Elles reprendront ensuite le chemin des terrains pour un déplacement en Ecosse avant le choc tant attendu contre les championnes du monde anglaises, à Bordeaux le 17 mai.