Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«C'était un homme exemplaire» : à Lyon, l'émotion des fidèles après le lynchage de Quentin

Église Saint-Georges de Lyon (Archives). [MOIRENC Camille / hemis.fr / hemis.fr / Hemis via AFP]

Dans un état de mort cérébrale après une violente altercation à Lyon, en marge d'un meeting de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po, Quentin, étudiant de 23 ans, est mort, annonce le parquet ce samedi. Les fidèles lui avaient déjà rendu un hommage selon Europe 1, lors d'une messe vendredi soir.

Deux jours après son agression à Lyon, le jeune étudiant de 23 ans, Quentin, est mort, indique le parquet ce samedi. Jusque-là dans un état de mort cérébrale, le jeune homme aurait été lynché par un groupe d'ultragauche en marge d'une mobilisation du collectif Némésis contre la tenue, à Sciences Po, d'une conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan.

"Un homme exemplaire"

Fervent catholique, l'étudiant en maths fréquentait l'église Saint-Georges dans le 5e arrondissement de la ville. L'un de ses plus proches amis depuis quatre ans était venu prier pour lui ce samedi matin. Il peinait à réaliser la situation, et en parlait déjà au passé, avant d'apprendre la triste nouvelle.

"C'était un homme avec de grandes vertus morales et spirituelles, profondément vertueux, inspirant. Il avait le cœur sur la main, il participait à beaucoup de maraudes avec la paroisse. C'était un homme exemplaire, le meilleur d'entre nous, sans doute", confiait ce proche.

De la tristesse et de la colère

Chloé, fidèle de l'église Saint-Just de Lyon, connaissait également le jeune homme et avait participé à ses côtés différentes maraudes. "C'était quelqu'un qui était très sympathique, très gentil, qui avait envie de rendre service, et donc quelqu'un qui avait encore plein de belles choses à vivre", affirmait-elle, réclamant une véritable messe en son hommage.

Sur le parvis de l'église Saint-Georges, Flore, étudiante de 26 ans, ne le connaissait pas personnellement. Elle est encore bouleversée. "Ça aurait pu être quelqu'un que je connaissais. Je suis très triste parce qu'il était un jeune qui méritait d'avoir une vie heureuse, et qui s'est retrouvé à être tabassé à mort. C'est complètement honteux", soufflait-elle.

Il y avait beaucoup de tristesse et de colère ce samedi matin, avant l'officialisation de la mort du jeune homme en fin d'après-midi. Lors de la messe vendredi soir, les fidèles se sont recueillis, et le prêtre a appelé au calme et à faire confiance en la justice.