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Quentin lynché : «Depuis 5 ans, les mouvements antifas […] sont dans une volonté de chasse à l’homme», rappelle Olivier Vial

Après la lynchage de Quentin, vraisemblablement par La Jeune Garde, groupuscule d'extrême-gauche ultra-violent, Olivier Vial, directeur du Ceru, détaille dans "Eliot Deval et vous" la montée de la violence au sein de ces groupes de la mouvance antifa. Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.

Une violence extrême, et un homme en état de mort cérébrale. Jeudi soir, Quentin, 23 ans, qui faisait office de service de sécurité pour des militantes du Collectif Némésis, a été sauvagement agressé en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Lyon. Un lynchage attribué par Alice Cordier, présidente dudit collectif, à La Jeune Garde, groupuscule d'extrême-gauche fondé par Raphaël Arnault, député LFI. Un lien avec l'organisation dont la dissolution a été annoncée en juin 2025 que l'enquête doit encore confirmer.

Néanmoins, "depuis 5 ans, les mouvements antifas ne sont pas simplement là pour lutter contre des militants pendant qu'ils militent, mais ils ont mis en place un système d'espionnage, ils fichent leurs opposants et ils vont les harceler jusqu'à chez eux", note dans Eliot Deval et vous, Olivier Vial, directeur du Centre d’Etude et de Recherche Universitaire, (Ceru) et responsable du programme sur les nouvelles radicalités. 

"Ils organisent des traques, ils les attaquent quand ils sont seuls dans la rue. [...] On n'est pas dans de la violence entre militants, on n'est pas dans des rixes, on est vraiment dans une volonté de traque, dans une chasse à l'homme, dans une chasse aux adversaires. C'est quelque chose qui dénote un degré de violence beaucoup plus important."