Un homme armé d'un couteau a menacé des gendarmes vendredi soir près de l’Arc de Triomphe, à Paris. Neutralisé par balles, il est décédé. Fiché S pour radicalisation, il était sous surveillance et devait pointer quotidiennement au commissariat. Le Parquet national antiterroriste a été saisi.
Une scène de grande tension s'est déroulée vendredi en début de soirée, place de l'Étoile à Paris. Aux alentours de 18h30, lors du ravivage de la flamme du Soldat inconnu, un homme armé d'un couteau a menacé des gendarmes en patrouille à proximité immédiate de l'Arc de Triomphe.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'individu s'en est pris verbalement à un militaire avant de le menacer avec une arme blanche. Il aurait tenu des propos violents, évoquant notamment les événements en Palestine et déclarant vouloir s'en prendre aux forces de l’ordre.
L’assaillant neutralisé par un gendarme
Face à la menace, un autre gendarme a fait usage de son arme de service, tirant à plusieurs reprises pour neutraliser l'assaillant. Touché au torse et à la jambe, l'homme a été pris en charge par les secours mais a succombé à ses blessures quelques heures plus tard. Aucun membre des forces de l’ordre n'a été blessé.
Un gendarme ne doit sa survie qu’à son bouton de manchette : sans cela, il aurait été poignardé à la gorge.
Bravo à nos gendarmes qui ont neutralisé un assaillant au couteau, fiché S pour terrorisme islamiste, près de l’Arc de Triomphe à Paris lors du ravivage de la flamme 🇫🇷. pic.twitter.com/3ByAeoWX3Q— Matthieu Valet (@mvalet_officiel) February 13, 2026
Les faits se sont produits dans un secteur très fréquenté, ce qui a conduit à un important dispositif de sécurité et à l'évacuation temporaire du périmètre.
L'assaillant, âgé de 47 ans et domicilié à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, était défavorablement connu des services de police. Fiché S pour radicalisation, il faisait l'objet d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas), l'obligeant notamment à pointer quotidiennement au commissariat.
Selon les informations policières, il ne s'était pas présenté au pointage obligatoire le matin même. Il aurait également contacté les forces de l’ordre pour annoncer son intention de commettre une attaque sous l’Arc de Triomphe.
Un passé judiciaire lourd en Belgique
Identifié comme Brahim Bahrir, l'homme avait été condamné en 2013 par la justice belge à 17 ans de réclusion pour terrorisme, après avoir poignardé deux policiers à Bruxelles, dans le quartier de Molenbeek, où a grandi Salah Abdelsam, seul membre du commando des attentats du 13-Novembre encore en vie. Transféré en France en 2015, il venait d'être libéré fin décembre après avoir purgé sa peine et restait sous surveillance judiciaire.
Une enquête antiterroriste ouverte
Le Parquet national antiterroriste s'est saisi de l’affaire afin de déterminer précisément les circonstances et les motivations de l’attaque, désormais considérée comme une tentative d'attentat.
À l’Arc de Triomphe ce soir, alors que la Flamme était ravivée, une attaque terroriste a visé la Garde républicaine.
Je salue le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle : ils ont mis fin à l’attaque et évité le pire.…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 13, 2026
Sur le réseau X, Emmanuel Macron a réagi en saluant le sang-froid et le courage des gendarmes, estimant que leur intervention avait permis d'éviter un drame plus grave.