Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national au Parlement européen entre dans sa dernière semaine. Après des réquisitions sévères, les avocats de Marine Le Pen vont devoir convaincre les juges de réduire sa peine d'inéligibilité à moins de deux ans, faute de quoi elle devra renoncer à l'Élysée en 2027.
C'est une semaine cruciale pour Marine Le Pen. Dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national au Parlement européen, le procès en appel entre dans sa dernière semaine, celle des plaidoiries. Face à la sévérité des réquisitions du parquet la semaine dernière, difficile au parti de trouver des élus encore optimistes quant à l'issue du procès.
Pour rappel, le parquet a requis 4 ans de prison dont un ferme et 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen, sans exécution provisoire.
Dans les prochains jours, les avocats de la cheffe des députés RN à l'Assemblée nationale jouent le tout pour le tout, en cherchant à casser l'accusation de système que la principale prévenue aurait organisé pour détourner l'argent du Parlement européen au profit du Front national.
L'idée d'une condamnation déjà anticipée
L'enjeu est simple : réduire à moins de trois ans la peine d'inéligibilité à laquelle elle sera probablement condamnée. L'idée d'une condamnation est, quant à elle, d'ores et déjà anticipée.
En attendant, Jordan Bardella joue les équilibristes pour ne pas apparaître comme un dauphin trop pressé d'endosser le costume de présidentiable.
"Nos électeurs connaissent la situation telle qu'elle est aujourd'hui. Ils connaissent l'amitié, la confiance qui existe entre Marine et moi. Et si la décision devait nous être défavorable, nous serons présents quoi qu'il arrive sur la ligne de départ. Et je ne ferai pas davantage de commentaires", a-t-il déclaré ce samedi, en déplacement à Agde et Carcassonne pour soutenir les candidats investis du RN pour les élections municipales.
Mais le président du parti le sait. En cas d'empêchement, c'est lui qui, à 30 ans à peine, portera la candidature du Rassemblement national pour la présidentielle de 2027.