Présente au Palais de justice de Paris, au lendemain des réquisitions sévères du parquet général, Marine Le Pen a pu expliquer sa vision des choses à Europe 1 et à la presse, lors des suspensions de l’audience. Le suspense autour de sa candidature en 2027 est relancé.
La parole est désormais à la défense au procès en appel des assistants parlementaires du FN. Ce mercredi 4 février, les avocats de quatre prévenus se sont exprimés : les anciens eurodéputés Fernand Le Rachinel et Bruno Gollnisch, l’ancien assistant parlementaire Timothée Houssin et l’actuel député RN Julien Odoul.
Alors que les peines requises sont tombées mardi en fin d'après-midi, Marine Le Pen étudie tous les scénarios. Si la cour d’appel suit les réquisitions du parquet général, ce sera, dit-elle, la fin de sa carrière politique. Le calendrier l’alarme, car la décision est attendue en mai ou en juin. Trop tard, selon elle, pour espérer un recours en cassation avant 2027.
Un casse-tête judiciaire
Financement, tracts, affiches... Pendant ce temps, la présidentielle se prépare et sur les comptes de campagne, un seul nom possible : le sien, ou celui de Jordan Bardella. La décision, explique-t-elle, devra être prise dès l’arrêt de la cour d’appel.
Il reste toutefois une autre question centrale : l’inéligibilité. Si elle est ramenée à deux ans, elle s’achèverait le 31 mars 2027. Mais la date limite de dépôt des candidatures n’est pas encore connue. Pour Marine Le Pen, seul le Conseil constitutionnel peut trancher. Dans l’hypothèse où elle serait empêchée, elle ne croit pas à un retour politique en 2032.
"Trump est extraordinaire", glisse-t-elle, alors que ce dernier a été réélu. En France, c’est beaucoup plus compliqué, dit-elle. Alors elle attend, suspendue aux plaidoiries de la défense.