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Étudiant agressé à Lyon : la bande d'agresseurs sème la terreur depuis plusieurs mois dans le quartier de Gerland

Police (image d'illustration) [Albin Bonnard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Théo est un étudiant lyonnais agressé trois fois, en moins de six mois, par une bande de mineurs âgés de 14 à 17 ans. Cinq d'entre eux, âgés de 14 et 15 ans, seront poursuivis devant le tribunal pour enfants pour "vols avec violence et agressions". Des jeunes qui sèment la terreur depuis de nombreux mois dans ce quartier de Gerland où les habitants n'en peuvent plus.

Un quartier d'immeubles modernes, tout juste sortis de terre à Lyon. Une station de métro avec, à côté, des boutiques récentes ainsi que des bars avec terrasse. L'ambiance semble plutôt apaisée. Mais c'est une illusion, estiment certains habitants, comme Jean-Marie, 62 ans, qui montre l'esplanade avec des jeux pour enfants derrière laquelle a sévi la bande de jeunes récemment. 

"Dans le quartier, l'insécurité est grandissante"

"Il y a des mineurs dans le quartier qui poursuivent les passants et les cyclistes à coups de bâton. Des filles qui se font menacer de se faire violer. Oui, ils ont des bâtons et des battes de baseball. J'ai vu l'autre jour, il y avait pas mal de policiers. Donc vous voyez que dans le quartier, l'insécurité est grandissante", témoigne le riverain au micro d'Europe 1. 

Ces gamins de 13 à 15 ans, scolarisés dans le collège du quartier, n'agissent qu'en bande, explique Nour, lycéenne de 15 ans, prise à partie il y a trois semaines : "Mon ami avait un paquet de bonbons, et ces petits-là, ils ont voulu nous racketter. Et moi, je me suis dit que vu que je suis une fille, ça allait détendre l'atmosphère si j'intervenais. Mais en fait ils m'ont insultée." 

L'adolescente s'est défendue face à ces attaques : "Je leur ai dit que je n'étais pas leur copine et ça ne leur a pas plu. Du coup, ils m'ont frappée. Deux grands coups de poing sur le visage, un dans le cou. J'ai reçu des coups de pieds dans les jambes, dans le ventre aussi et dans le dos." 

Une lycéenne satisfaite de savoir que cinq d'entre eux ont été arrêtés et qu'ils seront jugés. Mais elle est inquiète d'apprendre qu'en raison de leur minorité, ils sont toujours libres, seulement sous contrôle judiciaire.