Le gouvernement a inscrit dans le budget 2026 la fin du financement du permis de conduire par le compte professionnel de formation (CPF). Les auto-écoles s’inquiètent d’un manque à gagner, pendant que les jeunes élèves, eux, vont devoir mettre la main à la poche.
C'est une mesure qui est loin de ravir les premiers intéressés. Dans le budget 2026, le gouvernement a fait inscrire la fin du financement du permis de conduire par le compte professionnel de formation (CPF).
Une mesure qui inquiète non seulement les auto-écoles, mais également les futurs conducteurs qui vont devoir remettre la main à la poche.
Une mesure qui freine des futurs conducteurs
C'est un point du dernier budget qui commence à faire débat ! Pour faire des économies le gouvernement a inscrit dans le volet dépense, adopté par 49.3, la fin du financement du permis de conduire par le Compte professionnel de formation (le CPF).
Excepté pour les personnes bénéficiant du chômage, il ne sera donc plus possible de payer ses cours de conduite avec le CPF. Une mesure particulièrement controversée, étant donné qu'un élève sur quatre a utilisé cette ressource en 2024, selon la Fédération des auto-écoles en ligne.
Par ailleurs, la mesure va essentiellement pénaliser les jeunes actifs. Privés d'une précieuse ressource pour financer leur permis de conduire, certains vont y repenser à deux fois avant de se lancer dans l'aventure. C'est par exemple le cas de Lancelot, qui songe au permis depuis des années. Mais alors qu'il s'apprêtait à enfin passer la première, le changement de braquet du gouvernement, freine ses plans.
"J’avais réussi à engranger 2.500 euros ce qui devait être suffisant pour passer le permis. Et là j’apprends que je ne vais pas pouvoir les utiliser… Je n’ai pas besoin de me former pour autre chose, donc ça m’aurait été bien utile", appuie-t-il au micro d'Europe 1.
Des répercussions pour les Auto-écoles
Plus chanceuse, Noémie a elle pu s'inscrire dans les temps pour bénéficier de son CPF. Une aide bienvenue dont elle n'aurait pu imaginer se passer, explique la jeune femme en assurant "avoir collecté assez d'argent pour [se] payer une quinzaine d'heures. Ca fait environ 700 euros, donc c'est quand même très utile".
Et pour cause, le permis est particulièrement onéreux. Il faut débourser environ 1.800 euros en France pour espérer décrocher le sésame rose. De cette manière, les moniteurs s'inquiètent du manque à gagner, à l'image de Bruno.
Le formateur explique qu'"une heure de conduire coûte 65 euros et à Paris, en moyenne on est à 45 heures par élève". "C'est donc non seulement un manque à gagner pour nous, mais aussi une charge pour les élèves, car le CPF permettait d'ouvrir les portes du permis", conclut-il. Un coup dur, d'autant qu'un quart de ses élèves financent actuellement leur permis via le CPF.