Alors que les soldes ont commencé depuis plusieurs jours voire semaines dans certains départements, plusieurs boutiques peinent à attirer du public, y compris dans la capitale, déplorant une baisse de leur chiffre d'affaires par rapport à l'an dernier.
Les commerçants font grise mine en ce début d’année. La période des soldes n’est pas terminée, mais un premier bilan fait état d’une baisse de 6% de leur chiffre d’affaires sur la première semaine, selon les fédérations de commerçants. Et plusieurs raisons expliquent cela.
Dans une boutique de prêt-à-porter féminin du 15e arrondissement de Paris, des chaussures à moins 30% et des manteaux à moins 50% n'empêchent pas les allées du magasin d'être vides.
"Les commerces de proximité vont disparaître"
Henriette, la gérante, déplore une baisse de son chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière à la même période. "Au début des soldes, ça a été assez compliqué par rapport aux intempéries. Il y a eu beaucoup de neige, on a raté quand même pas mal de ventes pour un premier jour des soldes", déplore cette dernière, qui explique également le phénomène par un pouvoir d'achat qui fait que les gens sont "plus réservés dans les achats".
Pas plus d'affluence dans la boutique de vêtements de Sophie. Pour elle, si les soldes n'attirent pas, c'est à cause de la banalisation des promotions et de la fast fashion.
"Il y a de plus en plus de promos dans l'année, partout. Il y a le Black Friday au mois de novembre, qui plombe un peu l'effet soldes", indique-t-elle, ajoutant que "cela joue aussi sur les achats sur Internet", et que "les comportements ont évolué, ce qui est dommage parce que les commerces de proximité vont disparaître".
Pour les éloigner encore davantage des promotions du Black Friday, Sophie propose par exemple de décaler les soldes d'hiver de deux semaines.