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Actuellement à l'antenne

Iran : derrière le rétablissement d’Internet et la réouverture des écoles, la répression continue

Après trois semaines de révolte et 10 jours coupé du monde, les Mollahs ont rétabli Internet en Iran. Les écoles et universités ont rouvert. Mais derrière cette façade d'accalmie la répression ne s'est pas arrêtée 

Après 10 jours sous cloche et une répression à balles réelles, un accès limité à internet a été rétabli en Iran par la dictature des mollahs. Les écoles et universités ont rouvert dimanche. Après avoir fait plusieurs milliers de morts, (jusqu’à 20.000 selon certaines estimations), la République islamique d’Iran affirme avoir repris le contrôle de la situation. Mais les massacres se poursuivent.

Le régime des mollahs tue toujours 


Et si les rangs des manifestants s'amenuisent ces derniers jours, le régime des mollahs tue toujours à bas bruit dans cette soi-disant accalmie. C'est ce qu'explique Hirbod Dehghani-Azar, avocat, spécialiste de l’Iran et président de l’association Norouz, pour une nouvelle ère.

"Ils ont commencé les rafles dans les maisons pour essayer d'arrêter les gens. Ils empêchent les gens de se faire soigner. Ils ont tellement été dans l'abominable qu'on a l'impression que le retour à la normale serait acceptable, ce qui n'est pas le cas."

"Déjà avant, les gens étaient pendus haut et court sur la place pour créer la terreur. Ils pouvaient disparaître, ils étaient torturés, violés", ajoute-t-il.

Les mollahs tiennent par la force et la désinformation

Attention à la propagande du régime, rappelle le spécialiste en contact étroit avec des confrères sur place grâce au réseau partiellement rétabli mais contrôlé.


"Dès qu'ils allument les flux, il y a des véhicules qui captent avec des antennes. Ces véhicules tournent dans les rues. Ils viennent arrêter des gens quelques heures après un peu partout dans les rues. Ils n'osent pas parler, ils ont peur."


Mais le régime est mort, estime cet avocat. Les mollahs tiennent par la force et la désinformation. Et le droit international dispose, selon lui, de leviers pour le renverser.