Invité d'"Eliot Deval et vous" ce samedi, Elie Chouraqui fustige le silence du monde culturel face à la répression sanglante des mollahs. Un mutisme d'autant plus incompréhensible qui prend place face à "un des moments les plus importants de l'histoire de ce début du XXIe siècle".
Il dénonce le silence du monde culturel. Face à la sanglante répression du régime iranien contre la révolte de son peuple, Elie Chouraqui a écrit une tribune dans les colonnes du JDD pour dénoncer le silence de ce qui est "normalement, une lumière pour la population".
Un mutisme d'autant plus inexplicable pour le réalisateur, puisqu'en plus d'être à géométrie variable selon lui, il prend place face à "un des moments les plus importants de l'histoire de ce début du XXIe siècle".
"Si les ayatollahs aujourd'hui gagnent, c'en est fini, peut-être de l'Occident. Aujourd'hui les ayatollahs c'est pas seulement le régime qui est en train d'assassiner. Les ayatollahs c'est le Hezbollah, c'est le Hamas, c'est le terrorisme dans toute l'Europe. Les ayatollahs c'est [...] les grands colonisateurs du monde, ce sont les islamistes, ce sont les frères musulmans, ce sont ceux qui tentent de s'emparer d'un territoire qui ne leur appartient pas avec une violence [...] souterraine nous arrache le cœur chaque jour, qui tue nos enfants."
Et le réalisateur d'enfoncer le clou au micro d'Eliot Deval et vous : "Cette violence, elle est pernicieuse, elle va dans l'éducation de nos gosses, elle va dans les associations qui sont censées défendre nos sociétés, elle est là partout et tous les jours."