Invité d'Europe 1 Matin, ce samedi, le spécialiste de l'Iran, Emmanuel Razavi, affirme que le prince héritier et fils du Shah, Reza Pahlavi, pourrait être une solution pour une transition pacifique. Depuis près de trois semaines, une révolte populaire fait vaciller le régime des mollahs.
Près de trois semaines de révolte, une répression sanglante, Donald Trump qui hésite à intervenir et des milliers de morts... En Iran, le régime des mollahs vacille, mais semble pour l'heure tenir bon. Mais "la République islamique va tomber, ce n'est pas une question de 'si', mais de 'quand'", a affirmé Reza Pahlavi lors d'une conférence de presse à Washington. "Ce régime est à bout de souffle, il est sur le point de s'effondrer", a également déclaré le fils du Shah.
À 65 ans, le prince héritier semble être pour certains la solution pour une transition entre la fin du régime des mollahs et l'avenir de son pays. "Il y a une chose que je constate, c'est que le nom de Reza Pahlavi est scandé dans de nombreuses provinces", confirme au micro d'Europe 1 Emmanuel Razavi, grand reporter et spécialiste de l'Iran.
"Je discute avec plusieurs mouvements d'opposition, [...] tous sont pour l'unité, pour l'union nationale, pour un gouvernement de transition et beaucoup disent qu'ils sont prêts à s'associer avec Reza Pahlavi. [...] Il correspond à 2.500 ans d'Histoire, [...] il incarne aussi par son nom, qui est quand même très connu, un lien entre l'Iran et l'Occident. Parce qu'il l'a dit depuis le départ, s'il prenait avec un gouvernement de transition le pouvoir au moins pour un temps, ce serait un gouvernement laïque, démocratique, qui protégerait les minorités, et qui amènerait tout de suite la paix avec Israël et avec les États-Unis."
De là à affirmer que Reza Pahlavi est l'homme providentiel d'une transition pacifique ? "Je crois qu'il en est capable, je l'ai interviewé à plusieurs reprises ces dernières années, il m'est apparu comme un type extrêmement brillant. Il a une vision pour l'Iran, mais aussi pour le Moyen-Orient. Il est entouré d'une centaine d'experts depuis quelques années qui ont travaillé sur un programme."