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Budget 2026 : Sébastien Lecornu multiplie les concessions pour éviter la censure

Sébastien Lecornu multiplie les concessions pour éviter la censure. [Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après la suspension des débats à l’Assemblée, le Premier ministre a présenté une nouvelle version de son projet de budget, intégrant plusieurs mesures réclamées par le Parti socialiste et Les Républicains. Objectif : sortir de l’impasse parlementaire et éviter une motion de censure.

Après avoir suspendu in extremis les débats budgétaires ce jeudi 15 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu tente toujours de sortir de l’impasse. Une nouvelle version de son projet, présentée vendredi 16 janvier, multiplie les concessions à destination du Parti socialiste, alors que les discussions doivent reprendre mardi 20 janvier.

Le Premier ministre défend un budget équilibré permettant de réduire le déficit à moins de 5%. "Ce budget va être différent. Il est meilleur et il est, je le crois, responsable", a-t-il annoncé ce vendredi.

Sébastien Lecornu accuse LFI et le RN d'avoir provoqué la suspension des débats

Concrètement, la plupart des nouvelles mesures listées par le Premier ministre sont issues des réclamations du Parti socialiste et des Républicains : augmentation de la prime d'activité pour 3 millions de ménages, généralisation du repas universitaire à 1 euro pour les étudiants à la demande du PS ou encore pas d'augmentation de l'impôt sur le revenu à la demande des LR. 

Sébastien Lecornu espère ainsi obtenir la garantie d'un pacte de non-censure et accuse dans le même temps la France insoumise et le Rassemblement national d'avoir provoqué la suspension des débats à l'Assemblée nationale.

"La France insoumise et le Rassemblement national ont bloqué ce travail et ont méthodiquement rendu le texte incohérent et donc invotable", assure le locataire de Matignon. 

"Je ressens une réelle déception mais aussi de l'inquiétude"

Une manière de rejeter sur les oppositions l'absence de vote à venir et le recours nécessaire au passage en force que Sébastien Lecornu voulait à tout prix éviter. "Je ressens une réelle déception mais aussi de l'inquiétude d'avoir une partie de la classe politique préférer le blocage au travail", témoigne-t-il.

Toujours est-il que le gouvernement n'a plus que deux options à ce stade, passées par l'article 49.3 ou par les ordonnances, fait inédit sous la Ve République. Le Premier ministre n'a pour l'instant pas précisé sur laquelle il comptait s'appuyer.